Chronologie d’un conflit; l’héritage désastreux de Gary Bettman mercredi, Nov 14 2012 

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Chronologie d’un conflit : les liens entre le politique et la gestion de la LNH

En général, au Québec du moins, le milieu du hockey est loin d’avoir été animé par les gens les plus progressistes. Historiquement, les hockeyeurs et administrateurs québécois ont plutôt été discrets politiquement, sinon plutôt associés au parti Libéral, comme Serge Savard par exemple. Soucieux de ne pas s’imiscer dans la question politique toujours chargée au Québec, la plupart des acteurs du hockey professionnel sont donc demeurés plutôt réservés sur ces questions. En ce sens, la couleur politique du gouvernement en place au Québec n’a pas influé de façon significative la conduite des opérations de la LNH moderne.

Cependant, le hockey professionnel moderne, nous entendons surtout sous le règne de Bettman, n’est pas exempt d’opérer dans un environnement économique où les gouvernements sont présents. Parfois en subventionnant les édifices, par l’accomodation de la taxation, etc. Les gens de Québec se rappellent des chassés-croisés entre Marcel Aubut, l’ex maire de Québec Jean-Paul L’Allier et le gouvernement du Québec de l’époque dirigé par l’un des plus brillants économistes de son époque, Jacques Parizeau. (voir : http://www.rds.ca/hockey/chroniques/179443.html)

On se souviendra que le milieu et la fin des années 90 furent marquées par l’atteinte à tout prix du déficit zéro, une période cyclique, comme celle que nous vivons présentement d’ailleurs, où l’économie se contracte et où l’austérité l’emporte sur les dépenses folles. C’est dans ce contexte que Québec a dû se résoudre à perdre ses Nordiques et où la LNH a vécu le premier conflit de travail sous Bettman. Le gouvernement de Parizeau avait offert jusqu’à 17 millions à l’époque en échange de quoi les Nordiques auraient eu à s’engager à contrôler les coûts en salaires. Cela viendra plus tard… pas assez vite pour sauver les Nordiques malheureusement. Dans les circonstances, le PM Parizeau aurait espéré que le privé aide à sauver les Nordiques, le gouvernement ne pouvant tout faire seul en période austère.

Les Nordiques ont quitté vers le Colorado, les Jets les imiteront en quittant vers Phoenix. La LNH de Bettman serait résolument Américaine et tous les grands marchés devront être représentés, même si certains n’avaient absolument aucune tradition de hockey. La transposition d’un positionnement géographique imitant des sports « naturels » comme le baseball ou le football n’a jamais inquiété Bettman qui l’a imposé aux propriétaires en promettant une croissance inespérée.

La croissance est venue… du Canada. Les marchés américains non-traditionnels ont péréclité avec le temps, les proprios ont réagi en accordant leur confiance à Bettman pour imposer un contrôle des côuts. Une saison et demie de perdue plus tard, rien n’est réglé et le club sélect des propriétaires d’équipes de la LNH est devant la perspective de devoir annuler une autre saison.

Le gros problème c’est que la croissance des revenus de la LNH aux États-Unis est faible, quand on ne parle pas des déficits opérationnels de plus d’une douzaine d’équipes. Les équipes canadiennes profitent de l’hégémonie du hockey sur la scène sportive pour récolter 40% de tous les revenus de la LNH, le tout à 7 équipes.

Dans ce contexte, on se retrouve devant une situation inique où les clubs canadiens participent proportionnelement à une part indue des revenus de la ligue mais sont minorisés au sein du cercle des proprios. La ligne dure prônée par Bettman cet automne est le fruit d’un appui de moins d’une dizaine de propriétaires plus « radicaux » dont on doute qu’aucun ne soit Canadien. Les statuts de représentation de la LNH permettent à Bettman de présenter une position officielle de la LNH fort de l’appui de seulement 8 propriétaires pour qu’elle soit valide. Certaines équipes qui ont déjà connues de meilleurs jours, Colorado et Dallas par exemple, font partie de ce groupe, tout comme des marchés moribonds comme Long Island, Colombus et Nashville. Pire encore, la LNH devient juge et partie en tant que proprio des Coyotes…

Ce rapport de force tronqué permettra à Bettman d’imposer la ligne dure à l’ensemble des propriétaires et de négocier le couteau à la gorge des joueurs. Rien pour améliorer une relation déjà acrimonieuse entre le Commissaire et l’AJLNH.

Dans les faits, la LNH n’a jamais vraiment connu la stabilité sous le règne Bettman. D’abord car il n’a jamais réussi à gagner la confiance des joueurs; pire, avec le temps, il s’est attiré leur mépris. Si ce conflit se règle un jour, il ne faudrait pas se surprendre qu’un jour, un capitaine vainqueur de la Coupe Stanley refuse de recevoir le plus noble trophée du sport professionnel Nord-Américain des mains de celui qui l’aura traîné dans la boue.

P.S. : la LNH et l’AJLNH se sont adjoints les services de grandes firmes de Lobbyistes afin de les représenter auprès des parlementaires canadiens comme le veut la loi. Les joueurs supposément en vue de représentations sur les lois fiscales, la LNH pour protester contre la nouvelle loi sur les paris sportifs (Bill C-290). Ne soyons pas dupes, la négociation en cours se rendra jusqu’aux parlementaires canadiens.

Voir : http://www.ipolitics.ca/2012/11/14/with-canadas-game-on-ice-the-nhl-warms-to-the-hill/

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Bettman est un fin renard; Damospin et la douche d’eau froide! vendredi, Nov 9 2012 

Le moins que l’on puisse dire c’est que Gary Bettman est un fin renard. Pendant que la cohue journalistique s’affairait à essayer de localiser l’endroit précis où l’AJLNH et les proprios négociaient, « Call me Gary » avait réussi à imposer aux joueurs de se rencontrer chez Proskauer Rose, 41e Rue et 8e Avenue, la firme d’avocats New-Yorkaise qui a concocté la stratégie d’imposition d’un lockout pour la LNH de Bettman en 1994 et 2004.

Faut le faire!

En fin de journée hier, une douzaine de journalistes, quelques caméras, attendaient les protagonistes afin de tâter le pouls des participants. Ils ont fait le pied de grue pour rien car peu a transparu des quelques mots laconiques qu’ont laissé tomber Donald Fehr et Gary Bettman.

Le « fond de provision » (make-whole) demeure un enjeu qui divise profondément les joueurs car les sommes qui serviraient à le créer (ce fond) proviendraient en très grande majorité de l’ensemble des joueurs de l’AJLNH. Dans les faits, la seule véritable utilité de ce fond serait de respecter les contrats signés avant le lockout, certains, cyniquement, ayant été signés à quelques heures du début de celui-ci!

Imaginons le scénario : les revenus sont partagés de façon moindre pour les joueurs (de 57 à 53% la 1ère année), ce qui fait baisser le plafond salarial. Les contrats de joueurs étoiles comme Suter et Parisé au Minnesota deviennent trop lourds à porter, c’est le « make-whole » qui sert à couvrir l’excédentaire. L’ensemble des joueurs qui paye la super-étoile pour des contrats signés en bonne et dûe forme…

On doit admettre que cette clause irrite même certains proprios.

Un son de cloche réaliste : Damian Cox

Encore, nous nous tournons vers Damian Cox du Toronto Star afin d’en arriver à une lecture réaliste de la situation.

Pour lui, tout l’aspect dramatique et l’urgence de la situation, c’est de la foutaise. N’en doutons pas, les deux côtés souffrent de la situation : « Right now, both sides are bleeding, and both are assessing on a day-to-day basis how much more they want to bleed, and measuring their losses against the possible gains, and calculating how far they can push the other side for maximum advantage. »

Mais contrairement à ce que l’on peut lire, notamment ici au Québec, le sentiment d’urgence est un leurre selon Cox. Il rappelle que le conflit de 1994-1995 s’est terminé le 11 janvier afin que l’on puisse présenter une saison de 48 parties. En 2004-2005, les deux camps ont négocié jusqu’au 16 février avant d’annuler la saison; des sessions de négociations ont eu lieu jusqu’en mai!

Nous ne sommes même pas à la mi-novembre. Comme l’écrit Damian Cox, le seul sentiment d’urgence est celui du rapport de force dans chacun des camps entre ceux qui tiennent mordicus à régler le conflit et les tenants de la ligne dure.

Du côté des proprios, Gary Bettman s’est assuré que les statuts et règlements qui régissent le groupe des propriétaires lui confèrent les pleins pouvoirs. S’il se ralie 8 proprios à sa position, ils peuvent imposer leurs vues à l’ensemble du groupe.

Du côté des joueurs, le très grand nombre (plus de 700 votants) et les enjeux divergents qui les mobilisent font en sorte que la division est toujours latente. Il y avait hier pour représenter les joueurs à la table de négociations Mathieu Darche, Kevin Wesgarth (dur à cuire des Kings), Chris Campoli, David Backes, Manny Malhotra, Shawn Thornton et Milan Lucic. Un groupe très disparate. N’oublions pas les absents, les européens de luxe comme Ovechkin et Malkin, qui, eux, font pression sur les négociations par leurs menaces de quitter leurs clubs respectifs si leurs contrats ne sont pas respectés intégralement. Imaginez la pression sur les autres joueurs des Pens ou des Caps. Et le proprio! Alors, on se cottise pour les garder dans notre équipe…

Vraiment, rien n’est simple dans cette négociation et force est d’admettre que ce sera le premier des deux camps qui n’en pourra plus de souffrir qui devra plier et donner à la partie adverse, les sommes qui manquent afin de régler.

http://www.nytimes.com/2012/11/09/sports/hockey/nhl-labor-talks-continue-with-some-optimism.html?_r=0

http://thestar.blogs.com/thespin/2012/11/dont-buy-the-drama.html

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Le chiffre du jour : 57 ! jeudi, Août 16 2012 

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On ne peut pas dire que la « nouvelle façon de voir les choses » que Donald Fehr a présenté, bardé de joueurs d’élite et de soutien de la LNH, à son homologue Gary Bettman, soit source de grands espoirs dans le conflit qui oppose joueurs et proprios de la LNH.

Si les joueurs n’acceptent pas de revoir le chiffre fatidique de 57%, soit leur part des revenus de la ligue sous l’ancienne convention collective, il n’y aura pas de règlement. Point final. Un lockout sera décrété le 15 septembre et l’intransigeance des joueurs sur ce chiffre pourrait conduire les proprios à annuler la saison.

Les joueurs disent que toute concession de leur part devrait conduire à une aide directe aux équipes en difficulté. C’est normal, en aidant les marchés moribonds de la LNH, les joueurs s’assurent que les conditions de « travail » soient les mêmes en donnant plus de moyens aux équipes plus pauvres. Cependant, pour les équipes plus profitables, cela n’est guère attirant. Le but de toute entreprise qui oeuvre dans le domaine sportif (ou tout autre) est de faire des profits, et si sa santé financière l’avantage par rapport à ses concurrents (les autres équipes), tant mieux! On dira que c’est le fruit d’une meilleure gestion financière, d’une équipe de direction plus efficace. etc.La proposition des joueurs coupe littéralement la chance des équipes plus fortunées de se démarquer des autres en les rendant encore plus « dépendants » de la gestion financière des marchés en difficulté.

Bref, la proposition des joueurs, sur la question centrale du partage des revenus, n’a aucune chance de succès auprès de Gary Bettman et des membres qu’il représente. Il y aura redistribution de la tarte (et du 57% qui devra baisser), sinon ce sera un très long conflit.

Discipliner et encadrer les DG et leur tendances magnanimes!

Intéressant article dans le Sports World Report concernant un autre enjeu de taille dans ces négociations; la longueur des contrats dans la LNH. Selon le journaliste Elliot Olshansky, cet enjeu est aussi important, pour les proprios, que le partage des revenus. (source : http://www.sportsworldreport.com/articles/4410/20120815/nhl-lockout-rumors-cba-negotiations-gary-bettman-donald-fehr-contract-length-will-major.htm)

« there was one glaring hole in the plan the NHLPA presented on Tuesday, and that was made clear when NHL commissioner Gary Bettman addressed the media following Wednesday’s negotiating session.

Bettman said on Wednesday that he is disappointed that the NHLPA’s proposal did not address the contractual issues that the owners raised in their original proposal last month. The owners had proposed that entry-level contracts be extended for five years, with players not becoming eligible for unrestricted free agency until they’ve played 10 seasons as a pro. In their response, the players looked to keep the contract structure as is. »

Encore une fois il s’agit d’une histoire de gros sous! En n’ayant même pas mentionné la question dans sa proposition, l’association des joueurs a clairement montré que le dossier des contrats dans la LNH en sera un de discorde. Les deux partis sont diamétralement opposé quant à la structure des contrats, leur durée et la question de l’autonomie qui s’attache au nombre d’années qu’il faut qu’une recrue passe sous le vocable « entry level »…

Il reste moins d’un mois avant que la date butoir du 15 septembre n’arrive. Et si on procède par analogie météorologique : le ciel nuageux s’obscurcit davantage et des orages sont à prévoir…

Perspective très sombres à Phoenix… vendredi, Juil 6 2012 

 

Il s’est écrit beaucoup de choses au cours des derniers jours concernant les Coyotes de Phoenix. Alors que le site de la LNH NHL.com procédait à sa mise à jour habituelle des « rosters » de chaque équipe de la ligue suite aux nombreux changements qui surviennent après le 1er juillet, quelques internautes ont remarqué que la fiche des Coyotes avait disparu pendant quelques minutes. N’en fallait pas plus pour que des rumeurs sur Twitter annoncent la mort des Coyotes… Pourtant, la fiche du Wild de Minnesota a dû prendre plus de temps à mettre à jour!

Une chose est certaine cependant, Gary Bettman et son état major ont lancé la serviette dans le cas de Jamison autour du 3 juillet. Toujours sur Twitter, la journaliste du Arizona Republic Lisa Halverstadt (@LisaHalverstadt) a annoncé à cette date qu’un juge de la cour de Glendale avait accepté d’entendre la cause de payeurs de taxes de cette ville concernant les modalités de différentes initiatives visant à recueillir un nombre requis de signtures afin de forcer la ville à tenir deux référendums distincts qui auront une incidence directe sur la suite des choses pour les Coyotes.

Les deux référendums s’attaquent l’un à l’entente qui force la ville à verser des frais de gestion à Greg Jamison et l’autre au bail qui lie la ville aux Coyotes comme tel. Ce n’est pas la première fois que des citoyens tentent de déposer une pétition pour attaquer le lien entre Glendale et le hockey professionnel. Comme le souligne le journaliste David Shoalts du Globe and Mail ici http://www.theglobeandmail.com/sports/hockey/globe-on-hockey/glendale-petitions-threaten-to-torpedo-coyotes-sale/article4393492/, dans le passé, le conseil de ville n’a pas accepté de telles pétitions quand le nombre requis de signatures n’était pas atteint; d’où la présence de Ken Jones, un des citoyens qui mène la bataille pour tenir ces référendums, devant le juge.

Ce matin, Lisa Halverstadt confirme toujours sur Twitter, que le nombre total de signtures a déjà été atteint et que Joe Cobb et Ken Jones seront en mesure de déposer leur dossier devant le conseil de ville le 16 juillet prochain. Ces consultations populaires annoncées sont un cauchemar pour la LNH car elles se tiendront dans un contexte très particulier. Nos voisins du sud se préparent à des élections fédérales et municipales. 5 des 7 conseillers qui siègent présentement au conseil de ville ainsi que la mairesse Scruggs ne se représentent pas. En plus de devoir affronter l’opinion populaire, la LNH perd TOUT ses appuis actuels au Conseil alors que les votes fatidiques se tiendront en novembre. Des sondages régionaux montrent clairement que les citoyens de Glendale n’entendent pas donner le feu vert au prochain conseil d’engager les quelques 394 millions sur 20 ans que coûterait l’entente actuelle entre la LNH, Glendale et Jamison.

Trop tard pour Québec?

Pour les amateurs des Nordiques de Québec, ces récents développement arrivent cependant quelques mois trop tard si l’on en croit de nombreux observateurs de la LNH. Bettman aurait déjà fait son choix quant à la suite des choses en cas d’échec de ses tentatives de sauver les Coyotes. Shoalts le mentionne aussi dans son article, la LNH pourrait bien choisir de dissoudre les Coyotes, disperser ses 23 joueurs sous contrat dans les 29 autres équipes de la LNH et procéder ensuite à une expension en bonne et dûe forme.

Pourquoi ?

Il est déjà acquis que les Coyotes débuteront la saison à Phoenix, si début de saison il y a. La LNH est donc déjà engagée à défrayer les co¸uts de la prochaine saison, que Glendale casque le cash ou pas. Comme les risques sont grands que Glendale annule l’entente qui la lie à la LNH, il y aura un manque à gagner encore plus grand pour les autres proprios de la LNH (les prévisions diffèrent entre 25 millions et plus de 90 millions). Afin de pouvoir récupérer le plus d’argent possible, Bettman peut tout simplement dissoudre l’équipe et récupérer tout l’argent investi par la LNH par l’entremise des frais d’expension pour la prochaine concession à être attribuée. Il y aura enchères entre Québec et d’autres marchés (Seattle, Markham, Saskatoon, Kansas City ?) et parions que Bettman saura soutirer le plus possible de la candidature de Québec. Shoalts parle d’au moins 140 millions de frais d’expension.

Si Bettman a fait une croix sur la ville de Glendale et ce marché du sud des États-Unis, il est clair maintenant qu’il tient à tout prix à ne pas perdre la face devant les gens de Québec.

 

L’institut Goldwater ne freine pas les ardeurs du conseil de ville de Glendale… mercredi, Juin 27 2012 

Différents articles concernant les difficultés financières de la ville de Glendale parus hier montrent sans l’ombre d’un doute que le conseil de ville de Glendale a fait son choix : il investira dans le sport en dépit du gouffre financier dans lequel se trouve la ville.

Harry Bradford du Huffington Post rapporte (http://www.huffingtonpost.com/2012/06/26/glendale-arizona-phoenix-coyotes-debt-collateral_n_1627986.html) notamment que la majorité des conseillers municipaux de la municipalité sont arrivés à la conclusion que la ville de Glendale ne pouvait se permettre de laisser filer les Coyotes après avoir investi 25 millions par année en frais de gestion des installations sportives depuis la déconfiture et la faillite de l’ancien propriétaire de l’équipe Jerry Moyes.

« Glendale could choose to abandon the Coyotes or try to sell the team off to another city, but a sale could cost the town even further. So despite the costs incurred so far to keep the team, some city council members think it’s worth sticking with the franchise »

Cependant, la municipalité croule sous une dette qui prend de l’ampleur, à un point tel, toujours selon Bradford qui cite The Arizona Republic, que Glendale pourrait devoir offrir en garantie de capitalisation de son financement, son Hôtel de ville et son poste de police!

« One struggling city is willing to go to extreme lengths to keep its hockey team.

The Glendale, Ariz., city council is even considering offering up its city hall and main police station — a $41 million value — as one possible solution to pay off the city’s heaping sports-related debt, according to the Arizona Republic News »

L’Hôtel de ville de Glendale en Arizona…

Lisa Halverstadt du Tucson Citizen ( http://tucsoncitizen.com/arizona-news/2012/06/23/glendale-weighs-option-to-cover-sports-related-debts/) renchérit :

« Glendale officials this week considered offering up City Hall and the main police station as collateral to obtain a $41 million loan to cover sports-related debts.

The city would use the money to cover payments to the National Hockey League and potentially to make payments on Camelback Ranch stadium, the city’s spring-training ballpark.

Glendale officials acknowledged the proposal wouldn’t bring the city any savings.

“This is by no means a money-saving exercise,” Interim City Manager Horatio Skeete said. “This exercise would basically allow us the freedom to do a couple things: spread the payments of the $25 million that is currently owed to the NHL and to shore up ourselves for the (Camelback Ranch payments) that are coming due. »

Incertitudes financières sur fond de référendum

On peut s’attendre à une quirielle d’articles qui dépeindront les difficultés financières de la ville de Glendale alors que cette collectivité s’engage dans le divisif processus d’un référendum sur la question de l’entente entre la ville et la LNH. Si Gary Bettman semble avoir décidé de foncer coûte que coûte dans l’incertitude de tout ce qu’implique la tentative de rachat des Coyotes par son ami Greg Jamison, force est de constater que des forces puissantes se dressent devant lui. On savait que l’Institut Goldwater se trouverait sur son chemin, mais ce qui est beaucoup plus inquiétant pour la LNH, c’est la force d’un vote populaire qui majoritairement forcerait la ville de Glendale à résilier l’entente conclue avec la LNH, auquel cas, Gary Bettman n’aurait d’autre choix que de tirer la plogue, honteusement, de l’aventure du hockey dans le désert de l’Arizona. 

Mise à jour des négociations dans la LNH… Calme plat pour les gens de Québec mardi, Juin 26 2012 

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Au cours des derniers jours, les dirigeants de la LNH ont été occupés à distribuer les nombreux trophées qui soulignent l’excellence individuelle et la Coupe Stanley, l’ultime succès d’une équipe de la LNH après la plus difficile épreuve de séries éliminatoires, tous sports confondus.

Gary Bettman et Bill Daly ont éviter de se prononcer officiellement sur la fin de l’entente contractuelle entre les joueurs et les propriétaires et les négociations à venir. À ce mutisme de la LNH, l’AJLNH a répondu par la bouche de son directeur, Donald Fehr. Ce dernier a d’ailleurs accordé une entrevue intéressante au New-York Times au sein de laquelle les amateurs de la LNH peuvent apprendre que l’ancien manitou de l’association des joueurs du baseball majeur entend bien ne pas se laisser marcher sur les pieds.

Ligne dure et ouverture?

Donald Fehr annonce d’emblée que les joueurs se battront pour conserver leurs acquis, soit 57% des revenus générés par la LNH (selon l’entente qui vient de prendre fin) mais du même coup informe John Wawrow, le journaliste qui signe l’article, qu’il est tout à fait possible de négocier, même durement, et de ne pas mettre en péril la saison prochaine:

« There’s nothing magic about Sept. 15. The law is that if you don’t have a new agreement, and as long as both sides are willing to keep negotiating, you can continue to play under the terms of the old one until you reach an agreement, »

Ainsi les joueurs seraient prêts à reconduire la prochaine saison selon les termes de l’ancienne entente. Le hic c’est que la majeure partie des propriétaires ont déjà ballayé cette option en se conformant à l’article de l’entente qui prévoyait qu’on donne le délais de 90 jours avant son expiration à l’association des joueurs pour s’assurer que le 15 septembre venu, elle ne s’applique plus. Et Fehr le sait très bien. Son offre de jouer tout en négociant n’a pour seul but de faire porter l’odieux d’un arrêt de travail aux propriétaires seulement, car lors du dernier lock-out, les joueurs ont été sévèrement blâmés, perçus trop souvent comme des millionaires blasés.

Par rapport à la direction que devrait prendre les négociations, Fehr ne cache pas du tout son jeu!

« From our standpoint, the starting place is the players made enormous concessions the last time around, » Fehr said. « The second item that comes to mind is the game generates a lot more revenue than it did before. And you put those two things together, it ought to point you in the direction as to where this negotiation should go »

Nous écrivions la semaine dernière que l’association des joueurs mettaient en doute les états financiers de certains propriétaires qui disent perdre de l’argent (20 sur 30 selon Forbes) justement compte tenu que la ligue génère plus de 40% de revenus que lors du dernier lock-out.

Voilà le noeud du problème. Si en effet, les proprios sont dans un si mauvais pas financier, il y aura lock-out à moins que les joueurs n’acceptent de réduire ce chiffre névralgique de 57%. C’est aussi simple que ça.

Nordiques et jeux olympiques

Les revenus seront au centre des négociations mais ont ne doit pas oublier les éléments suivants : d’abord la relocalisation possible d’équipes en difficulté. Dans le cas des Coyotes de Phoenix, tout le monde sait très bien que les revenus générés par la vente de l’équipe seraient plus importants si elle était vendue à PKP plutôt que « louée » à Greg Jamison! Pour les joueurs, ces gains potentiels seront évoqués comme source de financement tassés par les propriétaires et le commissaire. L’association des joueurs reprendra aussi sa proposition d’élargir sa base de cotisants (!) en appuyant une expension de la ligue de deux équipes pour une LNH à 32 équipes. À cela, bien des amateurs voudraient répondre que le produit est déjà assez dilué comme ça!

Pour les joueurs, l’important cependant est que la ligue trouve des investisseurs-propriétaires solides afin que les conditions de travail pour ceux qui foulent la patinoire soient optimales. Même si les conditions de vie semblent plus accueillantes dans le désert de l’Arizona que dans l’hiver Québécois, la plupart des joueurs préféreraient jouer pour un proprio dévoué et prêt à investir dans les succès de l’équipe.

Le second élément d’importance, c’est la divergence d’opinion concernant la position « olympique ». Gary Bettman continue de penser que la LNH ne tire que des désavantages à la participation des joueurs au rendez-vous olympique, surtout par rapport à la pause qu’elle impose à sa ligue. Les joueurs, eux, notamment une large proportion des européens de la ligue, tiennent mordicus à représenter leur pays. Pour les prochains jeux de Sochi, en Russie, la super étoile Ovechkin a déjà laissé savoir qu’il déserterait les Capitals pour représenter son pays alors que les Jeux se tiennent chez lui.

À suivre…

L’article du NY Times ici : http://www.nytimes.com/aponline/2012/06/25/sports/hockey/ap-hkn-nhl-labor.html?pagewanted=1&ref=sports

Le hockey du dimanche soir? Comment maximiser l’engouement infini des Canadiens pour le hockey… lundi, Juin 25 2012 

(Image : http://buffetcomplet.blogspot.ca/2010_11_28_archive.html)

Le titre de John Collins dans les bureaux de la LNH laisse à penser que le type est important : NHL Chief Operating Officer… John Collins! Comme Gary Bettman, son patron, Collins est le produit d’une ligue concurrente qui s’y connaît en mise en marché d’événements sportifs, la NFL. Le journaliste Bruce Dowbiggin du Globe and Mail a eu la chance d’avoir une discussion à bâtons rompus avec celui qui, en arrière scène, prépare ce qui pourrait devenir le prochain rendez-vous dominical sportif s’adressant aux amateurs de hockey canadiens, le sunday night hockey.

Dowbiggin explique : « Collins, a product of the NFL, didn’t elaborate, but Hockey Night In Canada already owns Saturdays. But the thought naturally occurs, why not a second night in an age when sports remains TV’s go-to property? The NHL grows ever more popular in Canada, experiencing saturation coverage on TSN and Sportsnet, with CBC and other networks not far behind in trying to exploit the stickiness of hockey as a Canadian broadcast property. Could the NHL emulate the NFL’s push to expand its brand in football-crazy America? »

L’élément fondamental de cette conversation est la saturation des marchés au Canada et au Québec. Comme le souligne le journaliste, les réseaux anglophones spécialisés TSN et Sportsnet offrent déjà, ensemble, par le truchement de leurs antennes nationales et régionales, plus de 350 matchs de la LNH par année. À l’ère satellitaire où ces chaînes font partie de bien des forfaits de base, leur offre est déjà très accessible. Mais en 2014, quand le contrat de télédiffusion des matchs en sol canadien sera à renégocier, rien n’empêche un autre réseau pancanadien généraliste de s’approprier le sunday night hockey! Une concurrence directe au réseau CBC.

 

Pour ce faire, la LNH pourrait bloquer la plage horaire du dimanche soir, déjà peu populeuse en terme de matchs, afin d’en faire un espace prisé, spécial. Un happening entre clubs canadiens parfois, et entre des rivaux naturels canado-américains, un Montréal-Boston ou un Toronto-Détroit par exemple.

Au Québec, la concurence existe déjà entre RDS et TVA-Sports mais rien n’empêche la SRC ou V-Télé de se lancer dans l’aventure. L’arrivée des Nordiques de Québec pourrait d’ailleurs permettre à plus de deux réseaux de s’approprier du temps d’antenne en 2014 surtout par la présence de deux clubs en sol québécois.

Intéressante lecture ici : http://www.theglobeandmail.com/sports/hockey/sunday-night-hockey-in-canada-anyone/article4367053/

 

De nouveaux noms dans la saga des Coyotes – Nordiques… mercredi, Juin 20 2012 

 

Les fans des Nordiques de Québec et les optimistes qui croient encore à la possibilité de voir les Coyotes se dissoudre ou être relocalisés avant la prochaine saison devraient apprendre à connaître les deux personnes suivantes :

– Ken Jones : un résident de la ville de Glendale qui se décrit comme un homme âgé qui a la santé financière de sa ville à coeur, un habitué des réunions du conseil de ville et le résident choisi par l’Institut Goldwater comme personne nommée dans la poursuite de l’organisme contre le conseil de ville et l’entente de 325 millions proposée pour maintenir les Coyotes à Glendale.

– Joe Cobb : ironiquement, il se décrit comme un libertarien (sera-ce un libertarien, dont on sait qu’il s’en trouve beaucoup à Québec, qui sera en bout de piste au front pour livrer les Coyotes à la Nordiques Nation!!!) et il est candidat au poste de Gouverneur de l’État. Il est lui aussi nommé dans la poursuite de l’Institut Goldwater.

Ces deux hommes sont-ils simplement avide de publicité et à la recherche de leur 15 minutes de gloire? Une chose est certaine, ils ont maintenant pris la pôle dans la représentation publique de tous ceux qui contestent vigoureusement l’entente du conseil de ville de Glendale et la LNH. Et ces deux hommes sont déjà fort actifs dans la récolte des signatures nécessaires à la tenue d’un référendum auprès de la population de Glendale qui, s’il est appuyé par un nombre suffisant de résidents de la ville, verrait l’entente résiliée. Comme l’appui au Coyotes est assez limité dans cette collectivité, la LNH voit d’un très mauvais oeil la décision du juge Dean Fink de la Cour supérieure de Maricopa de permettre le processus de référendum.

En terminant, un détail de l’entente entre la LNH et le Conseil de ville de Glendale devrait être rappelé. En tout, les membres du conseil ont approuvé à 4 contre 2 l’entente de 325 millions qui comportait une clause voulant que cette entente soit considérée comme urgente et prioritaire, la rendant effective dès son adoption. Le hic c’est que ce type d’entente doit OBLIGATOIREMENT être entérinnée par un minimum de 5 membres du conseil pour que son caractère effectif urgent s’applique. Ce chiffre n’ayant pas été atteint, l’entente doit cheminer par le long processus d’approbation du Conseil.

À n’en point douter, Gary Bettman et la LNH commencent à manquer de ressources pour sauver les Coyotes. Sans oublier que Jamison peine énormément à recueillir les fonds nécessaires à l’achat (environ 170 millions). On chuchotte en coulisse (puckdaddy entre autre) que le financement de Jamison serait conditionnel à la levée de la condition de localisation de 20 ans à Glendale. Bref, les investisseurs de Jamison cracheront le cash seulement s’ils ont la possibilité de rentabiliser leur investissement par la relocalisation de l’équipe à court ou moyen terme. C’est pas fou de leur part.

À suivre…

Lectures intéressantes sur le sujet ici : http://www.bizjournals.com/phoenix/blog/business/2012/06/phoenix-coyotes-saga-brings-new.html et http://www.theglobeandmail.com/sports/hockey/judge-clears-way-for-referendum-on-lease-deal-between-glendale-coyotes/article4351708/?cmpid=rss1

Le ciel s’obscurcit sur la LNH… Qui parlera au nom de la raison? vendredi, Juin 1 2012 

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Beaucoup de chroniqueurs traitent des prochaines négociations entre la LNH et l’Association des joueurs de la LNH qui débuteront au plus tard le 1er septembre prochain. Mais dans les faits, les négos auront-elles la chance de commencer? Un lock-out est-il plus probable que l’on pense? Quelques pistes de réflexion.

Quel rôle pour le plafond salarial?

George Malik et Bob Mackenzie ont tous deux écrit à propos de la prochaine mouture proposée par la LNH du plafond salarial. Selon le réputé journaliste de TSN Mackenzie (@TSNBobMckenzie sur twitter), la limite supérieure sera de 70,3 millions et le plancher sera à 54,3 millions. Notons en passant que lors de l’instauration du plafond salarial en 2004-2005 le plancher était de 23 millions et le plafond à 54,3 millions.

On parle ici d’une inflation salariale de plus de 54% ! en moins de huit ans.

Ces chiffres sont « théoriques » dans les faits puisque comme les propriétaires ont avisé légalement l’association des joueurs qu’ils se prévalaient de leur droit de terminer l’entente en cours, ces montants seront essentiellement des armes de négociations pour la LNH.

Un hiver « nucléaire » !!!

Le titre de la semaine revient au journaliste du Orange County Register Jeff Miller, de la région d’Anaheim :

Bettman sets table for nuclear winter

Wow! Miller se base sur la conférence de presse qu’atenu Gary Bettman en marge du début de la finale de la Coupe Stanley. Le journaliste a perçu dans les commentaires de Bettman quand il a été questionné sur les prochaines négociations de convention collective que la ligue opterait assurément pour la ligne dure. D’une part car la ligue ne fait preuve d’aucun sentiment d’urgence dans ce dossier. Le commissaire a annoncé que la ligue formerait des petits groupes dans ses rangs afin de déterminer les éléments à négocier. En terme de rapports de force dans le milieu du travail, c’est habituellement le signe que bien des gens du côté des propriétaires ont beaucoup à dire…

Nous persistons à croire que dans le tas, une voie de la raison émergera, que des gens du côté des joueurs et du côté des propriétaires verront plus loin que l’animosité de certains pour privilégier le bien de la ligue et consolider les progrès réalisés dans la vente du hockey aux États-Unis.

Le hockey ne se relèvera pas, chez nos voisins du sud, d’un autre long conflit.

L’article de Jeff Miller ici : http://ducks.ocregister.com/2012/05/31/bettman-sets-table-for-nuclear-winter/111120/

Des cotes d’écoute record pour la LNH en 2e ronde… De quoi envoyer le dossiers des Nordiques aux oubliettes! mercredi, Mai 16 2012 

Un article qui n’est pas passé inaperçu hier en fin de journée que celui de Brian Stubits de CBS Sports qui commente les cotes d’écoute de son rival NBC SportsNetwork (NBCSN). En effet, les statistiques de visionnement de la semaine dernière montrent que les matchs de la 2e ronde ont attirée un nombre record de téléspectateurs aux États-Unis. Plus d’un million de personne en moyenne par match et des pointes à plus de deux millions pour certains matchs, dont ceux de la série entre Washington et les Rangers.

 

 

En tout, on estime à plus de 39 millions de personnes l’ensemble de l’écoute des séries jusqu’à maintenant en séries, une hausse de 23% par rapport à l’an dernier.

« The NBC Sports Group’s coverage of the first two rounds of the NHL Stanley Cup Playoffs have averaged 1.06 million viewers, making the Conference Quarterfinals and Conference Semifinals the most-watched first two rounds on record (sine 1994, when cable program data started). On NBC, NBC Sports Network and CNBC, the 2012 Conference Semifinals averaged 1.32 million viewers, making them the most-watched Conference Semifinals on record. More than 39 million total viewers have watched the 2012 Stanley Cup Playoffs on NBC, NBC Sports Network and CNBC, up 23% vs. last year (32.2). »

Même les séries de la conférence de l’Ouest, notamment celle qui opposait Nashville et Phoenix, ont connu des cotes d’écoute record; dans le marché local de Phoenix, les parts de marché des matchs des Coyotes accaparaient 5.56 points d’écoute. On peut penser que Gary Bettman jubile en ce moment. La LNH pénètre enfin les marchés non-traditionnels du sud des États-Unis et tout semble indiquer que la finale opposera les deux mégalopoles de New-York et Los Angeles…

De quoi envoyer le dossiers des Nordiques aux oubliettes!

L’article de Stubits ici : http://www.cbssports.com/nhl/blog/eye-on-hockey/19045539/nhl-conference-semifinals-set-all-time-record-for-television-ratings

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