Négos dans la LNH : Les propriétaires sont les artisans de leur propre malheur! lundi, Juil 9 2012 

 

La folie des grandeurs que l’on associe à la période des embauches de joueurs autonomes sans restriction est passée et encore une fois, certains propriétaires ont prêché par l’exemple… de tout ce qui cloche dans le système actuel!

En ce sens, il est intéressant de lire l’article de Lynn Zinser du New-York Times dans la chronique Slap Shot de ce journal : http://slapshot.blogs.nytimes.com/2012/07/06/whats-next-n-h-l-bidders-a-20-year-contract/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+nyt%2Frss%2FSports+%28NYT+%3E+Sports%29

À quand l’octoi d’un contrat de 20 ans dans la LNH titre-t-elle? en rappelant par l’occasion que les Devils ont été les plus téméraires sur cette route quand ils ont offert un contrat de 17 ans!!! à Ilya Kovalchuk avant que la LNH n’intervienne pour briser ce contrat et même punir les Devils d’avoir essayer de conclure un tel contrat. Les Devils sont d’ailleurs dans un tel gouffre financier présentement que c’est peut-être la LNH qui paiera bientôt les opérations courantes de l’équipe!

Cependant, depuis quelques années, les contrats qui s’étendent sur une décennie pullulent et sont en train de devenir la norme (17 contrats dans la LNH en ce moment de 9 ans ou plus) afin d’attirer les joueurs d’exception qui atteignent l’autonomie dans la mi-vingtaine… Ces contrats représentent d’énormes risques pour ceux qui les octroient et le plus souvent rendent les joueurs qui les signent de véritable boulets pour leurs organisations respectives.

Alors pourquoi de tels contrats?

Tous les chroniqueurs professionnels vous répondront que les propriétaires sont une bande d’individus qui sont incapables de se discipliner et qu’il y en aura toujours un prêt à consentir la lune (et le vaisseau spatial qui vient avec!) à un ou des joueurs qui lui feront miroiter la possibilité de ramener la coupe Stanley chez lui.

C’est certainement ce qu’a pensé Craig Leopold, le propriétaire du Wild du Minnesota en balaçant plus de 200 millions au deux plus grosses prises du marché cet été, Ryan Suter et Zach Parisé.

L’impact sur les négociations…

Cependant, les folies des derniers jours auront très certainement un impact sur les négociations de la convention collective échue entre joueurs et propriétaires de la LNH. Chiffres à l’appui, le commissaire brossera assurément un portait sombre des finances de la LNH, 20 clubs sur 30 qui ne font pas d’argent, une trop grosse part des revenus qui vont aux joueurs (57%), etc. En passant, Leopold fait partie des proprios qui se plaignent de perdre de l’argent dans l’aventure de la LNH…

La défense des jouurs est déjà toute tracée! On exposera sur la table les contrats des Crosby, Parisé, Luongo, DiPietro, etc… Sans compter que l’association des joueurs conteste depuis longtemps la méthode comptable de certains propriétaires qui se disent déficitaires…

Ce noeud gordien, Lynn Zinser y répond de la façon suivante quand certains propriétaires, Jordan Leopold en tête, demandaient que l’on « répare » au plus vite ce système inefficace :

« By “fix,” we are assuming at the time Leopold did not mean he wanted to spend more. But that’s exactly what he did. That’s because the N.H.L. has gotten itself into an absurd contract rat race of its own making. It gets around the restrictions of the salary cap by stretching contracts over an absurd number of years. The next crop of superstars might be getting paid into their 50s. »

À n’en point douter, quand les proprios demandent qu’on les aide à « réparer » la LNH dans sa forme actuelle, ils demandent, en quelque sorte, qu’on les protège de leur propre folie.

 

 

Advertisements

Le ciel s’obscurcit sur la LNH… Qui parlera au nom de la raison? vendredi, Juin 1 2012 

20120601-113940.jpg

Beaucoup de chroniqueurs traitent des prochaines négociations entre la LNH et l’Association des joueurs de la LNH qui débuteront au plus tard le 1er septembre prochain. Mais dans les faits, les négos auront-elles la chance de commencer? Un lock-out est-il plus probable que l’on pense? Quelques pistes de réflexion.

Quel rôle pour le plafond salarial?

George Malik et Bob Mackenzie ont tous deux écrit à propos de la prochaine mouture proposée par la LNH du plafond salarial. Selon le réputé journaliste de TSN Mackenzie (@TSNBobMckenzie sur twitter), la limite supérieure sera de 70,3 millions et le plancher sera à 54,3 millions. Notons en passant que lors de l’instauration du plafond salarial en 2004-2005 le plancher était de 23 millions et le plafond à 54,3 millions.

On parle ici d’une inflation salariale de plus de 54% ! en moins de huit ans.

Ces chiffres sont « théoriques » dans les faits puisque comme les propriétaires ont avisé légalement l’association des joueurs qu’ils se prévalaient de leur droit de terminer l’entente en cours, ces montants seront essentiellement des armes de négociations pour la LNH.

Un hiver « nucléaire » !!!

Le titre de la semaine revient au journaliste du Orange County Register Jeff Miller, de la région d’Anaheim :

Bettman sets table for nuclear winter

Wow! Miller se base sur la conférence de presse qu’atenu Gary Bettman en marge du début de la finale de la Coupe Stanley. Le journaliste a perçu dans les commentaires de Bettman quand il a été questionné sur les prochaines négociations de convention collective que la ligue opterait assurément pour la ligne dure. D’une part car la ligue ne fait preuve d’aucun sentiment d’urgence dans ce dossier. Le commissaire a annoncé que la ligue formerait des petits groupes dans ses rangs afin de déterminer les éléments à négocier. En terme de rapports de force dans le milieu du travail, c’est habituellement le signe que bien des gens du côté des propriétaires ont beaucoup à dire…

Nous persistons à croire que dans le tas, une voie de la raison émergera, que des gens du côté des joueurs et du côté des propriétaires verront plus loin que l’animosité de certains pour privilégier le bien de la ligue et consolider les progrès réalisés dans la vente du hockey aux États-Unis.

Le hockey ne se relèvera pas, chez nos voisins du sud, d’un autre long conflit.

L’article de Jeff Miller ici : http://ducks.ocregister.com/2012/05/31/bettman-sets-table-for-nuclear-winter/111120/

Une finale qui s’amorce sur fond de conflit de travail à venir… Et si les Devils devaient quitter New Jersey… mercredi, Mai 30 2012 

20120530-122323.jpg

Le très sérieux Bloomberg, publication économique et sociale, porte son attention ce matin sur la finale qui s’amorce ce soir dans la LNH, non pas pour faire des prédictions sur l’issue de la série, mais bien pour informer son lectorat de ce qui pourrait attendre la LNH une fois que la finale sera terminée et que la Coupe Stanley aura été remise au capitaine de l’équipe victorieuse.

Le journaliste Eben Novy-Williams amorce son article par une mise en garde :

« A Stanley Cup championship won’t necessarily keep the New Jersey Devils or the Los Angeles Kings from losing money, and the winner may have to wait a while to defend its title. »

L’étude des projections financières des deux équipes finalistes est assez glauque. En dépit de quatre rondes des séries, et des revenus ainsi générés, les Devils et les Kings sont loin d’être des équipes très rentables. Qui plus est, ces deux équipes sont mieux d’engranger ces revenus car un conflit entre les joueurs et les proprios se dessine selon le Bloomberg.

Les problèmes financiers des Devils étaient d’ailleurs bien connus. La LNH a dû éponger une dette de 80 millions en septembre dernier en plus de consentir un prêt de 10 millions aux proprios des Devils afin que ceux-ci veillent aux opérations financières courantes. La situation a atteint une telle ampleur pour Jeff Vanderbeek, l’homme à la tête du holding qui détient les Devils, que certains analystes financiers spécialistes de la vente et de l’achat de franchises sportives, comme Rob Tilliss de Inner Circle Sports, pensent que les récents succès des Devils pourraient représenter le moment idéal pour que les créanciers du club, dont la banque Lehman Brothers, forcent la main de Vanderbeek pour qu’il soit obliger de se départir du club pendant que sa valeur est au plus haut et qu’il rembourse ses dettes.

On entend déjà les amateurs de Québec porter leur attention sur les Devils du New-Jersey comme prochaine équipe financièrement moribonde afin de les attirer vers le vétuste Colisée…

Mais le cas des Devils n’est pas unique; selon le réputé magazine Forbes, 18 des 30 équipes de la LNH ont perdu de l’argent la saison dernière. Même les Kings sont réputés avoir perdu 2 millions de dollars cette saison et celà même si le club joue la plupart de ses matchs à raison d’un poucentage d’occupation d’au delà de 90%. Cette situation intenable du point de vue des propriétaires de la ligue est d’ailleurs à la base des récriminations qu’ils amèneront à la table des négociations en septembre prochain.

Du point de vue des joueurs cependant, on conteste la crédibilité des chiffres et de la méthode comptable de certains propriétaires qui disent perdre de l’argent. Nous avons déjà traité ici du nouveau directeur de l’Association des joueurs de la LNH, Donald Fehr et de ses succès en négociations avec le Baseball majeur. On peut déjà lire et entendre son message clé, celui qu’il répétera aux 700 joueurs de son association : « Vous avez droit d’être traité avec respect et équité! »

En sous-texte, Donald Fehr note toujours que les revenus de la ligue croissent et que la part des joueurs doit refléter cet état de fait. Des positions diamétralement opposées entre joueurs et propriétaires qui n’augurent rien de bon.

L’article du Bloomberg ici : http://www.bloomberg.com/news/2012-05-30/nhl-labor-standoff-looms-as-devils-face-kings-for-stanley-cup.html

Conséquences importantes des interventions policières à Vancouver lors de la finale de la Coupe Stanley… mercredi, Mai 23 2012 

 

Pour être dans le ton de ce qui monopolise la couverture médiatique au Québec, pourquoi ne pas partager cet article du Vancouver Sun qui revient sur les émeutes de Vancouver l’an dernier lors de la finale de la Coupe Stanley!

La police de Vancouver avait été critiquée l’an dernier pour son intervention que certains ont jugé trop molle lors des événements qui ont suivi l’élimination des Canucks et toute la casse qui s’en est suivie. Mais l’intervention de la police ne s’est évidemment pas arrêtée avec le retour au calme dans le centre-ville de Vancouver, et c’est ce que Kim Nursall explique dans son article. L’enquête qui a suivie les émeutes de Vancouver a monopolisé tant d’effectifs policiers que le service de police s’en est trouvé hypothéqué dans sa faculté d’intervenir au quotidien.

« The Vancouver police investigation into last year’s Stanley Cup riot has  soaked up so many resources it has led to an almost 10-per-cent increase in  police response times through-out the city.

According to data comparing the first quarter of 2012 to the same quarter  last year, response times in the Down-town Eastside and vicinity increased by  more than 13 per cent. »

Irwin Cohen de l’école de criminologie de l’université Simon Fraser nuance cependant les impacts de ces enquêtes massives. Selon lui, ce sont les délits d’importance secondaire, comme un appel pour vandalisme par exemple, qui ont surtout souffert des délais d’intervention. Pour ce qui est des appels de crimes contre la personne, des appels prioritaires ceux-là, qui comptent pour 3 % des appels totaux, il n’y a pas eu de délais déraisonnables.

Il est noter que la police de Vancouver a reçu plus de 50 000 différents signalements en lien avec les émeutes de Vancouver l’an dernier, une somme d’information colossale à colliger et traiter.

On lira l’article de Kim Nursall au: http://www.vancouversun.com/news/Stanley+riot+investigation+saps+police+resources/6663724/story.html#ixzz1vh98KHyr

La robustesse est-elle un gage de succès en séries? lundi, Mai 21 2012 

Une série Rangers contre Devils, un classique des séries…

 

Intéressante perspective du blogue The Puck Stops Here par rapport à la robustesse dans les séries actuelles de la LNH. On se souviendra de la violence épidémique qui a caractérisé la première ronde des séries bien que les choses se soient calmées un peu, notamment suite à la sentence drastique de 25 matchs de suspension imposée à Raffi Torres des Coyotes de Phoenix.

L’an dernier, les Bruins de Boston avaient connu l’ultime succès en privilégiant un style de jeu fortement axé sur la robustesse et l’intimidation. Ce fut encore plus évident dans la série finale entre les Bruins et les Canucks de Vancouver. La tendance veut souvent que d’autres équipes copient le style du champion de la Coupe Stanley. Qu’en est-il jusqu’ici?

Moins de pénalité, plus de buts…

Jusqu’à maintenant il y a eu moins de pénalité appelées en moyenne que lors des séries de l’an dernier mais le pourcentage d’efficacité général est en hausse. Concrètement, on peut admettre que les jeux de puissance peuvent devenir un enjeu capital dans un match. À 5 contre 5, des clubs comme Phoenix et les Rangers placent souvent de façon systématique 2 ou 3 joueurs dans la ligne de tir en zone défensive afin de bloquer une part imposante de lancers. Cette stratégie défensive a comme conséquence de rendre les avantages numériques très précieuses pour l’équipe adverse.

The Puck Stops Here note sur son blogue que les 7 clubs les plus pénalisés (Pittsburgh, St Louis, Philadelphia, San Jose, Vancouver, Ottawa et Chicago) ont tous été éliminés. Exit donc la corrélation entre robustesse et succès en séries.

« The semi-finals have not been the same goon hockey we saw in the first round.  Those teams that played serious hockey and not goon hockey are surviving.  The idea that being the tougher team and intimidating your opponent wins hockey games is false »

On se demande cependant si le hockey uber-défensif qui se pratique présentement par les 4 clubs qui sont encore dans la course est vraiment la voie à suivre. On peut sérieusement mettre en doute la valeur « entertainment » d’un hockey qui place les tirs bloqués comme statistique vitale des matchs remportés. Vivement le retour de la créativité et du Run and Gun hockey pour mettre un peu plus de piquant dans les matchs…

Baisse marquée des visionnements

Puck the Media rapporte d’ailleurs ce matin que les statistiques de visionnement des matchs de la semi-finale de ce w-e aux États-Unis sont très décevenats : -13 % pour la finale de l’Est et – 19% pour la finale de l’Ouest. On peut penser qu’une série qui oppose deux clubs apparemment inégaux comme Phoenix et Los Angeles a quelque chose à voir là dedans mais on ne peut non plus ignorer que certains de ces matchs ont été assez ternes.

Le blogue The Puck Stops Here sur Kukla’s Korner : http://www.kuklaskorner.com/index.php/psh/comments/toughness_in_the_playoffs/

Bisbille à Seattle… Une guerre à finir sur fond de clientélisme sportif dimanche, Avr 8 2012 

Depuis quelques jours, les tribunes sportives de Seattle réservent parfois quelques minutes de leur temps pour jaser de hockey. Ce n’est pas tant que l’on s’y intéresse à qui pourrait gagner la coupe Stanley ou le trophée Hart, non. Ce dont on discute c’est comment Seattle pourrait-elle attirer un club de la LNH, et l’impact que cela pourrait avoir dans la ville, sur les autres franchises sportives notamment.

Car le dossier de la LNH, on le sait, est intimement lié à celui de la NBA à Seattle. On doit même admettre que la LNH est un peu repoussée au second plan. Jusqu’à la semaine dernière du moins. Ce qui a changé? On sait à Seattle maintenant que la LNH est sérieuse dans sa poursuite d’une opportunité dans cette ville, et cela commence à en faire réfléchir quelques uns, comme les Mariners de Seattle au baseball…

Génèse d’un projet qui dérange…

Il n’y a pas un maire de grande ville qui ne saliverait pas à l’idée de voir les dollars d’un investisseur aux poches pleines qui cogne à sa porte pour bâtir un stade et faire revivre un des quatre grands sports nationaux aux États-Unis! Quand le richissime investisseur Chris Hansen, originaire de Seattle mais habitant la Californie, a fait part de son désir de ramener le basketball à Seattle, peu s’en sont trouver pour dénoncer cette entreprise dans la ville. Là ou le bât blesse cependant c’est dans le choix de l’emplacement pour un futur aréna et dans la structure de financement qui est projeté actuellement.

Pour ce qui est de l’emplacement, il s’agit d’un terrain déjà pourvu du zonage pour la construction d’un amphithéâtre qui est dans le quartier Sodo, non loin du stade des Mariners et du port de Seattle. Les propriétaires des Mariners ont été prompts à monter au front pour dénoncer ce nouveau projet qui causerait congestion et superposition des événements sportifs et diluerait inévitablement le dollars sportif dans cette région. Mais plus récemment, le groupe de Chris Hansen a trouvé l’administration portuaire sur son chemin et c’est littéralement le mouvement ouvrier, pourtant un auditoire qu’on croit captif au mouvement sportif, qui se mobilise pour faire échouer le projet de construction, sinon le faire changer de place. Dans le Seattle Times on en traitait en fin de semaine :Il y a un historique du hockey professionnel à Seattle, comme en témoigne le Totem de Seattle, un nom qui résonnait dans la ville jusqu’en 2010.

« As details of his investment and proposal continued to trickle out this week, the first organized opposition to the arena surfaced. The Mariners expressed concern about scheduling and traffic, and the Port of Seattle and others in the local maritime industry said adding another sports venue to Seattle’s industrial core threatens thousands of blue-collar jobs.

Port Commissioner Bill Bryant compared the arena to building « a wall between I-5 and I-90 and the Port. »

« What kind of city do we want? » he said. « Do we want a city that accommodates only the new, emerging sectors, or do we want a city which cherishes our maritime industrial base? »

Qui courtise qui?

On doit tout de suite rappeler qu

Il y a une tradition de hockey professionnel à Seattle commen en témoigne la présence des Totems depuis 1958...

e Chris Hansen est dans l’aventure pour le basketball uniquement. La perspective d’un nouvel aréna multifonctionnel qui sera approprié pour le hockey attire des investisseurs distintcs avec lesquels Hansen accepte de travailler. Ce peu d’enthousiasme de la part du financier principal du projet devrait effrayer la LNH, mais il n’en n’est rien. Dans certains cercles, ils s’en trouvent pour dire que c’est la LNH elle-même qui encourage les velléités d’exploration d’un éventuel transfert vers le nord ouest américain.

Mais il y a des écueils sur la route que veut paver la LNH vers Seattle. Le plus gros problème risque de venir de Phoenix alors que le transfert de l’équipe pourrait devoir se faire trop rapidement, avant que toute possibilité d’entente de construction de stade se fasse à Seattle. De plus, l’aréna temporaire qui pourrait héberger une équipe à Seattle est plus vétuste que le Colisée de Québec.

Beaucoup de questions donc sur la candidature de Seattle…

On lit le Seattle Times ici :  http://seattletimes.nwsource.com/html/localnews/2017919797_arena06m.html?prmid=4939