Il y a 60 ans aujourd’hui, René Lecavalier… jeudi, Oct 11 2012 

Dan Boyle et Damian Cox : pas de langue de bois! mardi, Oct 9 2012 

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Quand la LNH a officiellement mis ses joueurs en lockout, la majorité des observateurs de la LNH savaient qu’on se dirigeait vers un conflit qui n’allait pas se régler avant le début de la saison. Une première tranche de 82 matchs a été annulée et les joueurs sont sur le point de franchir l’étape cruciale dans ce conflit du premier chèque de paye qui s’envole en fumée.

Pour certains propriétaires, il était déjà acquis que ce conflit devait coûter « cher » aux joueurs, qu’il fallait que ceux-ci comprennent par l’attaque directe à leur porte-feuille.

En ce sens, on félicite le défenseur des Sharks de San José, le franco-ontarien Dan Boyle, qui ne s’est pas défilé lorsque questionné au sujet du conflit de travail. Selon lui, la perte de salaire des joueurs étaient planifiée depuis le début et représentait un passage obligé en quelque sorte. Ce qui étonne un peu plus, c’est sa conviction que la nature même du comité de gestion des propriétaires, qui prévoit que si 8 propriétaires peuvent s’unir lors d’un vote, il y a véto, cette structure donc permet à un groupe « sélect » de propriétaires de pouvoir imposer sa vision de ce que devrait être la LNH. Plus encore, Boyle croit fermement que la majorité des proprios militeraient pour une solution « négociée » le plus rapidement possible.

« I think when players make comments, sometimes it’s directed towards 30 owners, but I think a lot of us feel that it’s not across the board. It’s a certain group of teams that are controlling 30 others. It doesn’t make any sense to me that eight teams can control the fate of 22 other ones. » http://bayarea.sbnation.com/sharks/2012/10/5/3460682/nhl-lockout-2012-sharks-dan-boyle

Si les statuts organisationnels qui régissent la gestion de la LNH par les propriétaires permettent effectivement que 8 personnes sur 30 puisse bloquer tout effort de règlement, il y a fort à parier que la division s’installera dans leurs rangs. Pour le Canadien de Montréal, on estime à environ 10 millions de dollars les pertes de revenus qui incombent à l’annulation des deux premières semaines de la saison. Aucun gestionnaire n’acceptera longtemps de se voir dicter un conflit au prix de sa stabilité financière.

Bravo @Damospin!

Nous aimerions lever notre chapeau (encore!) à Damian Cox du Toronto Star, un journaliste et commentateur sportif qui n’a pas la langue dans sa poche. Alors que les réseaux de sports canadiens font tout pour soutenir l’intérêt de leurs auditoires aux reportages de leurs correspondants qui couvrent les négociations entre proprios et l’AJLNH, celui-ci se moque de ces psychodrames puérils. Via Twitter où il est très actif – et très divertissant – @Damospin affirme :

 » Be wary of anyone telling you NHL talks coming to a pivotal moment. Not even close. Both have already conceded no hockey in Oct, Nov. » aussi : « All these breathless updates do is create this sense of false urgency. But neither side is urgent at all. IGNORE THEM. »

Selon Damian Cox, le psychodrame est un non-événement artificiellement créé par des réseaux de sports qui tentent de se rendre intéressants à un moment où l’absence de hockey de la LNH les rend très vulnérables aux critiques de leur mince et drabe programmation télévisuelle. Nous sommes tout à fait d’accord avec lui. Et même ici au Québec, la trop grande faune journalistique et du commentariat sportif qui dépend de la LNH pour vivre, montre à quel point elle est dépourvue d’intérêt quand le Canadien ne joue pas.

Qui se soucie vraiment du « pick up » de ligue de garage des sympathiques Gervais et Talbot? Sur RDS… Vraiment… et qui s’intéresse aux chroniques de Réjean Tremblay qui commente son ancien boss Philippe Cantin, qui tente de spinner les jeux olympiques à Montréal pour susciter, de n’importe quelle façon, un peu d’intérêt sportif à La Presse… Plus encore, n’en déplaise à ce bon bougre de Ron Fournier, sa tribune du soir est absolument indigeste quand on lui ampute les activités quotidiennes du Canadien. Il ne le sait que trop bien…

Bettman et Fehr discuterons des allocations de dépenses des joueurs et de sécurité au travail cette semaine… So what! Comme le dit Damian Cox : ignorez-les!

Dans cette guerre de relations publiques, le seul perdant : le partisan… vendredi, Sep 14 2012 

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Demain, samedi le 15 septembre, vers minuit (un oeu avant, le lendemain?), Gary Bettman du haut (pas très haut quand même) du dégoût qu’il porte envers tout ceux qui ne pensent pas comme lui, annoncera que devant l’intransigeance de l’Association des joueurs, les propriétaires sont CONTRAINTS de décréter un lockout, que la structure financière actuelle de la LNH est insoutenable et que des modifications sont capitales afin de rendre la ligue viable auprès du plus grand nombre de proprios, etc.

Ce que vous ne l’entendrez pas dire cependant c’est que jusqu’à la dernière minute, des proprios ont DÉFIÉ le mot d’ordre du commissaire de ne pas octroyer de contrats de plus de 5 ans pendant la période de négociation entre l’AJLNH et la LNH; vous ne l’entendrez pas commenter la dissidence de certains propriétaires qui ont publiquement condamné la stratégie du lockout, on pense ici aux Kings, aux Rangers, aux Canadiens de Montréal (et les autres équipes canadiennes en fait); vous ne l’entendrez pas commenter les procédures canadiennes et québécoise de contestation du droit de lockout devant les commissions du travail concernées (sinon que pour dire qu’elles sont ridicules)…

De toute façon, les gestionnaires d’amphithéâtres ont déjà des plans de contingence en place pour combler les dates laissées vacantes par le lockout de la LNH, le commissaire Bettman prépare depuis des mois les commanditaires et les créanciers de la LNH à l’inévitable afin que les contrats soient reformulés et adaptés en fonction de l’arrêt des activités de la LNH.

Du point de vue des joueurs, les vedettes de la LNH trouveront place dans la KHL si elles le veulent. @DChesnokov (Dmitry Chesnokov, journaliste de hockey russo-américain, excellente source d’informations par rapport à ce qui se passe en Europe) annonçait sur son blogue que la KHL limitera l’influx de joueurs américains à 3 ou 4 par équipes selon des contraintes très sévères (150 matchs dans la LNH au cours des 3 dernières années, participation aux championnats du monde ou aux olympiques, MVP, etc) afin que seuls les meilleurs joueurs de la LNH soient admissibles.

Les autres ligues européennes accueilleront aussi des joueurs. En Suisse notamment, on augmentera la limite de joueurs « importés »! et les ligues scandinaves (Suède et Finlande) seront aussi très populaires. On a remarqué depuis mercredi que les équipes ont aussi soumis au ballotage la majeure partie de leurs joueurs admissibles à une rétrogradation dans la Ligue Américaine (surtout ceux qui avaient des contrats à deux volets) pour leur permettre de se présenter aux camps d’entraînement de leurs clubs école.

Pendant que chaque joueur s’active afin de trouver une équipe prête à l’accueillir pendant le lockout, pendant que les gestionnaires d’amphithéâtres contactent les « bookers » des grandes tournées nord-américaines pour ajouter des dates les soirs de matchs de la LNH, les amateurs de hockey se trouveront laisés. TSN proposera des matchs de la KHL et certains matchs de la LAH en plus de leur couverture des championnats mondiaux junior. Sportsnet accentuera sa couverture de la ligue junior canadienne et espérons que TVA Sports et RDS se tournent eux-aussi vers les ligues européennes (en diféré?, décalage horaire oblige…).

Le partisan sera le seul perdant dans la mesure où ce sera lui qui, en bout de piste, et surtout au Canada où les arénas débordent, fera les frais de l’augmentation des coûts et revenus de la LNH. Car les revenus seront au rendez-vous après le lockout. Il n’en coûtera pas moins pour aller au Centre bell et si quelques centaines de fans boudent la Sainte-Flanelle, des milliers d’autres prendront leur place.

À moins que…

À moins que le conflit ne dure plus longtemps que prévu, à moins que les deux partis ne fassent preuve de tant d’entêtement que l’on en arrive à annuler la saison, à moins que les proprios les plus dissidents ne soient marginalisés par ceux qui ont remis leurs clés à Bettman en disant « ou ça baisse, sinon on sacre notre camp », car il s’agit bien de cela. L’entêtement de Bettman tient beaucoup du fait que ce qui se joue présentement c’est l’avenir de la LNH telle qu’il l’a, lui, bâtie avec le temps. Et oui, en enfonçant de force le hockey dans la gorge (mais moins dans les portefeuilles) de marchés de hockey non-traditionnels qui aujourd’hui font front commun. On parle de jusqu’à une dizaine d’équipes… Bettman récolte ce qu’il a semé. Et cet homme est prêt à sacrifier la LNH pour ne pas perdre la face. car si « sa » LNH devait imploser, il ne serait plus là de toute façon pour s’occuper des pots cassés.

Démagogie électorale sur le dos des Nordiques!! Honte à vous M. Charest. dimanche, Sep 2 2012 

Julie Snyder, conjointe de Pierre-Karl Péladeau, embrassant Pauline Marois au grand rassemblement du Parti Québécois.

Comme bien d’autres Québécois, nous avons été abasoudi d’entendre le premier ministre sortant du Québec, Jean Charest, tenter d’user du retour des Nordiques de Québec comme d’une arme démagogique envers ses adversaires politiques, ici le Parti Québécois.

Come on Man!

Nous nous sommes donnés comme mandat dans ce blogue de discuter sports et société. Nos lecteurs savent que nous aimons ici parler de hockey, sous toutes ses formes. Nous nous permettrons donc ce petit commentaire à saveur très politique, car il serait malaisé de laisser une telle bêtise sans réponse. Surtout de ceux qui sont avant tout des passionnés de hockey.

Quelle pathétique tentative de faire peur au monde que de tenter de faire croire à la population du Québec que Gary Bettman s’intéresserait à l’élection provinciale du Québec. Jean Charest est complètement à côté de ses pompes. Pourtant, il devrait s’intéresser au conflit entre joueurs et proprios de la LNH, lui qui a tant fait pour dilapider les ressources naturelles du Québec afin de les remettre aux plus fortunés du monde! Voilà un homme qui pourrait certes conseiller Gary Bettman dans la stratégie que devraient adopter  le club très sélect des propriétaires de franchises sportives professionnelles!

Gary Bettman et sa bande sont en ce moment en train de pondre des plans de contingence pour sauver la saison de la LNH en dépit d’un lockout qui sera décrété dans quelques jours. Horaires condensés, négociations avec les télédiffuseurs, les commanditaires de la ligue, les banquiers et riches trusts qui ont des intérêts dans la LNH et qui voudront être rassurés de la pérennité du produit et des plans des propriétaires, ce qu’il recherchent précisément par le recours à la mesure la plus dommageable en négociation de travail…

Mais la négociation n’est pas le propre de M. Charest il est vrai… À la place de faire peur au monde avec le retour des Nordiques, M. Charest aurait peut-être dû expliquer aux Québécois POURQUOI SAINT-CIBOUAIRE, il a dépensé 10 fois plus que ne le rapportait la hausse des frais de scolarité pour mater les étudiants à grand coup de matraques et de temps supplémentaire sans jamais s’assoir une maudite minute avec les associations étudiantes.

Tsé… même Gary Bettman le fait! Tout le monde le sait qu’il décrètera un lockout. Les joueurs le savent, les amateurs le savent, mais il s’assoit à la table et joue le jeu. Quand il annoncera solonnellement qu’il n’a pu en arriver à une entente, il aura au moins le mérite de s’être présenté à la table… au cas où. Non. Pas Jean Charest. Pourtant, il n’a pas toujours été chiche quand venait le temps de partager sa table…

Jean Charest attaque : « un gouvernement du parti Québécois pourrait mettre en péril la venue des Nordiques… »

TA YEULE!

Primo : faut prendre le petit peuple, tsé celui que tu méprises, pour des jambons que d’associer le choix démocratique des Québécois à ce dossier là. Surtout que c’est le parti Québécois qui t’as sauvé le cul dans le dossier de l’amphithéâtre! C’était pas glorieux d’ailleurs. Le choix démocratique des Québécois est souverain et n’obéit certainement pas à la logique de la peur stérile! Comme la LNH est en train de redéfinir la structure de sa prochaine entente de travail avec ses partenaires principaux, les joueurs, le dossier de Québec est bien loin sur la liste!

Deuxio : parlons-en des Nordiques! Toute personne qui a suivi le dossier de la relocalisation des Trashers d’Atlanta et des Coyotes de Phoenix sait très bien que la LNH, comme toute autre entité économique qui oeuvre dans le sacro-saint marché capitaliste que nous connaissons, sait que c’est l’accès au capital, et rien d’autre, qui dicte les choix en matière d’attribution d’une équipe de la LNH. Fallait voir la face de carème de Gary Bettman à Winnipeg, alors que la ville, et le pays au complet en fait, était en liesse, fêtant le retour des Jets. Ne pensez pas une minute M. Charest que Gary Bettman n’aurait pas aimé mieux se trouver à Seattle, à Kansa City ou même à Las Vegas ce jour-là! Quand les propriétaires de la LNH mettront leurs poings collectif sur la table et diront à Gary Bettman qu’ils en ont leur truck de payer pour les Coyotes de Phoenix et que la farce avec Greg Jamison a assez duré (Ce type là M. Charest c’est l’acheteur potentiel des Coyotes de Phoenix… veuillez lire notre blogue pour apprendre à le connaître. un chic type… mais cassé…); quand ce jour-là viendra M. Charest, le Board of Governor voudra en son sein un propriétaire solide, qui assure stabilité et ressources financières stables. Et cet homme M. Charest, c’est bien plate à dire, il saura bien composer avec le prochain gouvernement que les Québécois choisiront (ok…ok, par complaisance sidérante, on sait qu’il aurait bien aimé que ce soit François Legault mais c’est que l’ancien péquisse à l’art de se tirer dans le pied…). En plus, vous n’êtes pas sans savoir que sa femme… Entéka. Était bin belle dans les bras de Pauline…

Vous savez quoi M. Charest, les amateurs de hockey du Québec ne sont pas différents des autres citoyens. Dans le 80% d’insatisfaits de votre règne honteux, il y en a une maudite gang qui aiment le hockey, et une bonne moitié (!) qui espèrent le retour des Nordiques. Mais vous seriez bien malaisé d’essayer d’en trouver plus qu’une poignée qui souhaitent votre retour…

Hockey Macdo avec Joël Bouchard en octobre… mardi, Août 28 2012 

Le sort du début de la prochaine saison est entre les mains de quatre personnes. De ces quatre personnes, aucune n’est vraiment à l’aise sur patins, aucune n’a la sensibilité des amateurs à coeur, aucune ne fait partie de ces fans qui de pères en fils ont trimbalé des poches de hockey le samedi matin à 5h30 dans un aréna trop frigorifié, en se gelant les doigts afin d’attacher les patins du petit dernier…

Non. Ce sont des technocrates de haut niveau. Ces gens ne se soucient pas de la sensibilité des amateurs; leur mandat est de représenter les intérêts de leurs clients respectifs. Point barre. Et on parle de très gros sous. Sauf que les perspectives des uns et des autres diffèrent grandement. Voilà pourquoi il y aura conflit dans la LNH, voilà pourquoi la longueur de ce conflit dépendra de qui réussira à imposer SA volonté à la partie adverse.

La vision des joueurs

Les joueurs qui font partie de l’AJLNH jouissent de statuts bien différents. Un joueur nord-américain de 4e trio ne voit pas le conflit du même oeil que son camarade russe qui pourrait évoluer sur le même trio que lui. Le premier bataillera dans la Ligue américaine en cas de conflit pour un salaire de 150k par année. Le Russe pourrait être tenter de parapher un contrat pour la saison complète en Russie pour plus d’argent, ce qui le rend vulnérable à ne plus revenir en Amérique du Nord pour un certain bout de temps. Cela pourrait être gênant dans le cas d’un jeune russe de talent par exemple dont la place n’est pas consolidée encore dans l’organigramme de l’équipe.

Depuis quelques années, les représentants de l’association des joueurs ont bien informé leurs membres de se préparer en cas de conflit. Il existe un « fond de grève » mais il n’est pas destiné à compenser pour les salaires perdus des joueurs. Comme ce conflit est dans la mire des deux camps depuis plusieurs mois, on a demandé aux joueurs d’engranger un peu de leur salaire juste au cas où…

Personne ne pleurera le sort des Crosby et Ovechkin de ce monde, mais pour le joueur autonome de 4e trio qui n’a pas encore de contrat et qui a joué surtout pour le salaire minimum dans la LNH, un Mathieu Darche par exemple, c’est plus corsé un peu. En général, les joueurs voudront garder l’avantage de la part des revenus « hockey » de la LNH et en feront une question de principe, quitte à allonger le conflit. Ce sont eux qui foulent la patinoire et mettent leur santé en jeu dans un sport de contact toujours plus rapide, aux impacts toujours plus violents. En ce sens, le 57% descendra peut-être un peu, mais pas en bas de 51% à notre avis. Demeurera la contentieux de la définition précise de tous les revenus qui entrent dans la tarte à partager. On doit aussi mentionner que la durée maximale des contrats sera chaudement disputée mais les joueurs plieront là dessus afin de garder l’avantage du pourcentage de revenus.

La vision des propriétaires

Dans le cas des propriétaires, les défis sont encore plus nombreux. Nous sommes en présence d’hommes d’affaires, compétitifs, des concurrents à bien des égards, et on peut les diviser en trois camps : quelques uns qui détiennent des fleurons de la LNH (Rangers, Maple Leafs, Canadiens, Bruins), les marchés émergents qui croissent (San José, Los Angeles, Minnesota,etc), et des marchés en difficulté -à des niveaux divers bien entendu- (Floride, NY Islanders, Phoenix, etc).

Quand Gary Bettman rencontre les propriétaires, certains souhaitent ardemment que la saison débute et ont tout intérêt à ce qu’un lockout ne perturbe pas les activités à long terme. C’est le cas des franchises qui font de l’argent et des marchés canadiens en général en plus de marchés émergents comme Los Angeles qui pourrait risquer de ne pas capitaliser sur le succès de sa première coupe Stanley.

Mais d’autres proprios ont tout intérêt à ce que le conflit s’éternise, à condition que la LNH réussisse à imposer son cadre financier en bout de ligne. Ces proprios cherchent à réduire les coûts d’opération de leur équipe; à commencer par le plancher salarial qui augmente sans cesse, forçant les équipes en difficulté à dépenser plus que leur situation financière ne leur permet. Comme il y a plus d’équipes en difficulté que d’équipes fleurissantes, on peut penser que Gary Bettman devra tenir compte des récriminations des proprios plus « militants ».

Du point de vue des propriétaires, on ne peut ignorer la possibilité d’un long conflit. Du moins jusqu’à ce que le nouveau contrat de NBC entre en vigueur, dans la fin de semaine de l’Action de Grâce américaine.

Problème?

Le problème dans l’argumentaire des propriétaires c’est que trop souvent, tout compétitifs qu’ils soient, ces derniers ont autorisé leur personnel hockey à la surenchère des contrats. Quelle crédibilité a le proprio du Wild du Minnesota quand il peste contre les coûts d’opérations de son club après avoir consenti 250 millions à deux joueurs autonomes pendant l’été! On pourrait dire la même chose des Hurricanes, qui n’est pas l’équipe la mieux nantie quand on pense aux assistances…

Des progrès sont-ils probables à court terme? pas selon nous. Il est plus probable que les proprios passeront leur tour pour la première partie de la saison, alors que la bataille est féroce aux États-Unis entre les séries du Baseball, le football de la NFL et les sports collégiaux.

Amateurs de hockey du Québec, qui a le goût d’une autre série de pratiques de hockey Macdo avec Joël Bouchard???

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La négociation de la convention collective dans la LNH expliquée par DJ Bean! lundi, Août 20 2012 

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Le coloré animateur à la station WEEI de la région de Boston signe un article sur le site web de la station qui a pour but de vulgariser les enjeux de la négociation entre joueurs et propriétaires de la LNH en vue de la ratification d’une nouvelle entente collective avant la date fatidique du 15 septembre. (lien : http://www.weei.com/sports/boston/hockey/bruins/dj-bean/2012/08/19/10-things-help-understand-nhls-cba-negotiations)

On y découvrira quelques détails fort intéressants.

A) Un détail bref mais complet des demandes principales revendications de chaque camp.

B) L’explication de la mésentente sur le 50 / 50 Split, selon les mots de Donald Fehr. D’après les calculs de l’association des joueurs, le partage des revenus strictement hockey sont déjà faits en fonction d’un ratio 50 / 50; ce que conteste Gary Bettman bien entendu.

C) Le contrat que la LNH a signé avec NBC sera un facteur déterminant selon DJ Bean. Ce dernier fait remarquer que lors du déclenchement du dernier lockout, la LNH venait de rompre ses liens avec ESPN et se retrouvait orpheline de contrat de télé aux États-Unis.

« When the NHL eventually came back, hockey fans had to learn which channel number OLN was, as the network secured the rights to televise games nationally beginning in the 2005-06 season! »

Cette fois-ci, toujours selon DJ Bean, la LNH entame les négociations forte d’une nouvelle entente assez lucrative et toute la visibilité du réseau NBC, acquis qu’il lui sera difficile d’ignorer. Le premier match prévu à cette entente est le « Duel de l’action de grâce(américaine) » entre les Bruins et les Rangers, le 23 novembre prochain. Parions que cette date est encerclée en rouge sur le tableau de Gary Bettman…

D) Pour l’animateur, il n’y a pas de doute, ce sont les joueurs qui ont été les plus « réalistes » dans leur proposition. Les propios ont demandé la lune et encore plus selon lui, et à quelques semaines de la date butoir, à la demande de l’association des joueurs de réviser les états financiers, les proprios n’ont rien fait pour accélérer les choses en envoyant 76 000 pages de documents papier aux joueurs!!! Un geste de mauvaise foi selon DJ Bean!

Une lecture des plus diverstissante!

Pour nos lecteurs qui aiment le « hockey comme dans le temps d’Eddy Shore » ! vendredi, Août 17 2012 

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Précisons d’emblée que bien que le film mythique Slap Shot nous fasse bien bidonner, nous ne sommes pas des fanatiques du « hockey comme dans le temps… » Nous l’avons maintes fois professé ici, notamment par des articles plus sérieux sur la carrière de matamores comme Derek Boogaard (https://hockeypurelaine.wordpress.com/2012/04/05/pourquoi-la-lnh-ne-sattaquera-pas-aux-coups-a-la-tete-et-aux-bagarres/) dont la fin fut tragique.

Mais bien des amateurs de hockey sont encore aujourd’hui d’ardents défenseurs du rôle d’un pugiliste dans l’alignement des équipes professionnelles. Il y en a de moins en moins dans la LNH de ces joueurs qui n’ont d’autres rôles que la seule bagarre mais certains se trouvent encore du boulot, et c’est le cas de John Scott, maintenant avec l’organisation des Sabres de Buffalo.

Pour ceux qui aiment les histoires épiques de bagarreurs, voici un article absolument fascinant du Traverse City Record-Eagle sur le dur à cuire John Scott (http://record-eagle.com/sports/x236907894/Sabres-enforcer-training-for-season-in-TC).

On y lira que ce géant (6 pi 8, 270 lbs!) préfère se battre contre des joueurs de gros gabarit et que ce sont les plus petits pugilistes, comme Cam Jannsen, qui lui donnent le plus de fil à retordre. Mais la citation rêvée de ce joueur d’un autre âge est celle-ci :

« Scott dislikes fighting smaller players, such as Janssen, who is 6-0, 210.

« I hate it, » Scott said. « I would rather have a guy who is bigger who likes to punch, rather than a small guy who likes to hide. I don’t like fighting Janssen. He’s tough to fight. But if you’ve got a guy my size or a little bit smaller, then we just throw. That’s what I enjoy. No defense; just go at it. »

Si le genre de combat qu’affectionne John Scott vous intéresse, on vous suggère l’épique duel entre lui et Kevin Westgarth (27 novembre 2010)

► 1:41
http://www.youtube.com/watch?v=985bd9nTDGA

Une référence en matière de pugilisme sanglant. Mais ce type de follerie a-t-elle sa place dans un sport qui aspire au titre de « majeur » en Amérique du Nord? Nous croyons que non. M’enfin.

On apprendra aussi que John Scott a décidé de s’établir à Traverse City où il apprend les rudiments plus perfectionnés de la boxe. Cela pourrait bien le servir quand on considère que les Sabres ont fait appel à ses services après que les Bruins eurent ridiculiser les Sabres physiquement, s’en prenant au gardien étoile Ryan Miller sans que justice ne soit rendue…

Et il y a un certain Zdeno Chara qui n’est pas trop frêle lui non plus…

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Pour ceux qui ne savent pas qui est Eddy Shore!!!

http://proicehockey.about.com/od/history/a/eddie_shore.htm

Le chiffre du jour : 57 ! jeudi, Août 16 2012 

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On ne peut pas dire que la « nouvelle façon de voir les choses » que Donald Fehr a présenté, bardé de joueurs d’élite et de soutien de la LNH, à son homologue Gary Bettman, soit source de grands espoirs dans le conflit qui oppose joueurs et proprios de la LNH.

Si les joueurs n’acceptent pas de revoir le chiffre fatidique de 57%, soit leur part des revenus de la ligue sous l’ancienne convention collective, il n’y aura pas de règlement. Point final. Un lockout sera décrété le 15 septembre et l’intransigeance des joueurs sur ce chiffre pourrait conduire les proprios à annuler la saison.

Les joueurs disent que toute concession de leur part devrait conduire à une aide directe aux équipes en difficulté. C’est normal, en aidant les marchés moribonds de la LNH, les joueurs s’assurent que les conditions de « travail » soient les mêmes en donnant plus de moyens aux équipes plus pauvres. Cependant, pour les équipes plus profitables, cela n’est guère attirant. Le but de toute entreprise qui oeuvre dans le domaine sportif (ou tout autre) est de faire des profits, et si sa santé financière l’avantage par rapport à ses concurrents (les autres équipes), tant mieux! On dira que c’est le fruit d’une meilleure gestion financière, d’une équipe de direction plus efficace. etc.La proposition des joueurs coupe littéralement la chance des équipes plus fortunées de se démarquer des autres en les rendant encore plus « dépendants » de la gestion financière des marchés en difficulté.

Bref, la proposition des joueurs, sur la question centrale du partage des revenus, n’a aucune chance de succès auprès de Gary Bettman et des membres qu’il représente. Il y aura redistribution de la tarte (et du 57% qui devra baisser), sinon ce sera un très long conflit.

Discipliner et encadrer les DG et leur tendances magnanimes!

Intéressant article dans le Sports World Report concernant un autre enjeu de taille dans ces négociations; la longueur des contrats dans la LNH. Selon le journaliste Elliot Olshansky, cet enjeu est aussi important, pour les proprios, que le partage des revenus. (source : http://www.sportsworldreport.com/articles/4410/20120815/nhl-lockout-rumors-cba-negotiations-gary-bettman-donald-fehr-contract-length-will-major.htm)

« there was one glaring hole in the plan the NHLPA presented on Tuesday, and that was made clear when NHL commissioner Gary Bettman addressed the media following Wednesday’s negotiating session.

Bettman said on Wednesday that he is disappointed that the NHLPA’s proposal did not address the contractual issues that the owners raised in their original proposal last month. The owners had proposed that entry-level contracts be extended for five years, with players not becoming eligible for unrestricted free agency until they’ve played 10 seasons as a pro. In their response, the players looked to keep the contract structure as is. »

Encore une fois il s’agit d’une histoire de gros sous! En n’ayant même pas mentionné la question dans sa proposition, l’association des joueurs a clairement montré que le dossier des contrats dans la LNH en sera un de discorde. Les deux partis sont diamétralement opposé quant à la structure des contrats, leur durée et la question de l’autonomie qui s’attache au nombre d’années qu’il faut qu’une recrue passe sous le vocable « entry level »…

Il reste moins d’un mois avant que la date butoir du 15 septembre n’arrive. Et si on procède par analogie météorologique : le ciel nuageux s’obscurcit davantage et des orages sont à prévoir…

Le possible lockout pourrait-il se jouer dès aujourd’hui? mardi, Août 14 2012 

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Retour de vacances pour nous! Un gros merci à tous ceux qui nous lisent et qui ont continué à fréquenter le site pendant les vacances et qui ont partagé certains de nos article plus anciens. Vous êtes plus de 22k à nous avoir visité depuis que nous avons décidé de partager notre intérêt pour le sport! En passant, si vous désirez publier dans notre site, n’hésitez pas à nous envoyer des textes au hockeypurelaine@gmail.com

Pour aujourd’hui, comment ne pas aborder cet ultimatum qui n’en est plus un, le 15 septembre prochain, date du début du prochain lockout de la LNH.

Ne soyons pas dupes, les joueurs ont commencé à proposer des alternatives aux membres de l’association des joueurs, matchs intra-ligue avec la KHL, assouplissement des règles pour jouer dans la ligue américaine, mentorat pour choisir une équipe européenne.

Les proprios ont déjà commencé à offrir certaines dates d’occupation de leurs amphithéâtres afin de combler les dates laissées vacantes. N’allons pas croire que MSG aura de la difficulté à programmer d’autre chose que du hockey au Madison Square Garden…

Problème majeur

Nous l’avons déjà écrit dans le passé, le fossé qui sépare les propriétaires et les joueurs est si grand que c’est là la problématique majeure dans le dossier. Dans les prochaines heures, les joueurs déposeront une contre-proposition à l’offre initiale des proprios (46% des revenus pour les joueurs, contrat d’un maximum de 5 ans, autonomie complète plus tard…).

La teneur de la contre-proposition des joueurs décidera de la suite des choses. Si les deux camps demeurent campés sur leurs positions, un lockout sera inévitable. Mais Donald Fehr, qui dirige l’association des joueurs, a surpris les intéressés hier en point de presse en annonçant que les joueurs ne répondrait pas « directement » à la proposition des proprios car elle n’était d’«aucun intérêt pour eux » selon ses dires. Source : http://www.tsn.ca/nhl/story/?id=403006

C’est ni plus ni moins qu’une « nouvelle façon d’envisager le partage des revenus de la ligue » que proposera Donald Fehr à sa contrepartie Gary Bettman en cours de journée mardi le 14 août. À un mois de la date butoir, il s’agit d’un long shot comme on dit.

Peu de choses ont filtré de cette offre nébuleuse de la part des joueurs. De nombreux membres de l’association des joueurs seront présents et comme l’a fait Fehr à l’époque où il dirigeait les joueurs du baseball majeur, ce maître de relations publiques entend se servir de l’opinion publique afin de mettre de la pression sur les proprios car de grands pans de cette offre seront rendue publique. À l’évidence, Fehr entend démoniser les propriétaires, ces riches Crésus voudra-t-il faire croire, dans cette bataille de l’opinion publique.

Avenues possibles?

Pour être bien francs, nous sommes d’avis que bien des propriétaires de la LNH perdent effectivement de l’argent avec leur équipe. En ont-ils les moyens? Fort probablement, mais ces big shot de la finance détestent perdre de l’argent dans une entreprise qu’ils jugent moribonde. Dans bien des cas, les marchés qui perdent de l’argent dans la LNH sont, justement, moribonds. À quoi bon pomper des tonnes de cash en Floride ou à Colombus afin d’atteindre, de peine et de misère, le plancher salarial. Quand Scott Gomez devient intéressant juste pour sauver de l’argent afin d’atteindre le plancher salarial, c’est que la ligue est au plus mal.

Selon les estimations du magazine Forbes ce sont plus d’une quinzaine de marchés qui sont déficitaires, vingt en tout qui font peu ou pas d’argent (moins de 5 millions de profit d’opération par année). Comme ces proprios sont le plus souvent aussi détenteur de leurs amphithéâtres, en cas de lockout, ils seront libres de réoccuper les dates laissées vacantes. On les comprendra, dans certains cas, de préférer le lockout, voire l’annulation de la saison afin d’avoir gain de cause; c’est-à-dire un partage plus à l’avantage des proprios des revenus de la ligue, point.

Selon nous, les joueurs sont mieux d’être TRÈS CRÉATIFS afin de sauver le début de saison, sinon, les nombreux plans de contingence afin de permettre à leurs membres de pratiquer leur métier seront populaires, très populaires…

Proposition de lecture : http://bleacherreport.com/articles/1294657-nhl-cba-5-biggest-differences-between-2012-and-2005-labor-disputes#/articles/1294657-nhl-cba-5-biggest-differences-between-2012-and-2005-labor-disputes

La véritable guerre n’est pas entre joueurs et propriétaires… Une lutte des classes?! vendredi, Juil 20 2012 

 

Nous l’écrivions plus tôt cette semaine, les acheteurs potentiels d’une franchise de la LNH, comme Québec, peuvent se compter chanceux de ne pas avoir été lancés dans la bataille qui s’annonce féroce entre proprios et joueurs du circuit Bettman.

À la lumière des premières rencontres de négociations entre l’association des joueurs de la LNH et les représentants des propriétaires, on doit maintenant ajouter que les gens de Québec évitent aussi d’avoir à participer à une guerre fratricide entre les proprios eux-mêmes! Car la prochaine négociation d’une entente collective lèvera le voile sur un problème important qui mine la LNH depuis des années, la division qui existe dans la façon de mener la LNH entre le groupe de propriétaires.

Un article intéressant de Ryan Kennedy du Hockey News (http://sports.yahoo.com/news/cba-war-between-owners-153800694–nhl.html)propose justement une lecture différente des négociations en cours; selon lui, le plus gros défi que devra affronter Gary Bettman est la division qui règne entre les proprios eux-mêmes. D’ailleurs, le cas Shea Weber illustre à merveille à quel point la fissure est grande dans la LNH entre les « riches » et les « pauvres ».

Le journaliste fait part des réflexions d’un ancien « executive » (DG, Président?) de la LNH, un insider quoi, qui offre une perspective de comment on voit la chose de l’intérieur de ce cercle très restreint :

« To be sure, there are franchises losing money. For me, I’ve never denied that – I just don’t really care. My philosophy has always been that people buy hockey teams for reasons other than profit. These are largely multi-millionaires and billionaires who were really good at something else – oil and gas, big pharma, media – and used their corporate genius to buy a fun toy. But obviously they don’t see it that way.

“At some point you have that moment in the shower where you say, ‘why am I spending (i.e. losing) $25 million to be a hockey fan?’” the ex-exec said. “Plus, you’re competitive. This is a group of people who aren’t used to defeat. »

La réalité c’est qu’il est de plus en plus difficile de trouver des magnats financiers prêts à se lancer dans l’aventure du hockey professionnel; surtout dans les marchés américains moins traditionnels. S’il est vrai que les revenus de la ligue croissent, cela ne bénéficie pas à l’ensemble des équipes. La structure économique actuelle force des proprios à dépenser plus qu’ils ne le voudraient compte tenu de la stricte limite imposée par la LNH entre le plancher et le plafond salarial. On voulait ainsi favoriser la parité dans la ligue mais cet objectif n’a jamais été atteint, si ce n’est, parfois, que par un nivellement vers le bas, dans le cas où une division de la LNH est dans l’ensemble très faible, comme la Sud-Ouest l’an dernier.

La réalité c’est que la fin de l’entente actuelle dans la LNH, et le contrat de Weber en est la preuve, montre à quel point le plafond salarial n’a pas freiné la spirale inflationniste des salaires et les proprios qui ont tant poussé pour l’instauration du plafond salarial en 2005 le font savoir à Gary Bettman. Reste à voir comment le commissaire traitera de contrats comme ceux de Shea Weber dont on sait qu’il violera assurément les termes de la prochaines convention collective. C’est d’ailleurs ce qui explique l’empressement de le faire avaliser maintenant, avant que ne soient définies les prochaines règles qui définiront la longueur et les montants de ce type de contrat.

Un joyeux merdier dont on sait que les acheteurs potentiels d’une équipe de la LNH sont contents de ne pas être contraints d’y participer!

 

 

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