Une joyeuse Pâques à tous les amateurs de sport du Québec. La Belle Province peut se targuer cette année de voir ses Canadien de Montréal flirter avec le premier rang de sa conférence, ce qui n’est pas arrivé souvent au cours des dernières années. Est-ce une surprise inhérente à cette courte saison où tout semble possible? Où l’effet d’une nouvelle direction peut propulser un club vers le sommet justement car le momentum peut influencer encore plus le classement quand de bonnes séquences sur 48 matchs sont plus influentes sur le classement que lors d’une « vraie » saison de 82 matchs? On verra. Le CH sera des séries. Mais, nous sommes de ceux qui pensent que le Canadien souffrira encore cette saison du vaudeville de l’arbitrage à deux vitesses alors que les séries apportent un deuxième livre des règlements, plus permissif, qui sied bien aux dirigeants de clubs de la LNH qui bâtissent leurs en fonction de cet élément (les Bruins, les Flyers, les Ducks, etc)

Le retour des Nordiques… Bis… Bis… Bis… Bis… Bis… Bis… Bis… (Alouette! Aaaaaaalouette…)

Parlant de vaudeville, celui des Coyotes de Phoenix est tout simplement clownesque. Pire, on se croirait en plein opéra surréaliste de Wagner (en contenu et en durée…). Faut le faire quand l’imbroglio tient à un vote au conseil de ville de Sacramento pour la construction d’un nouveau stade visant à conserver une équipe de la NBA car ce vote est suivi par des types de Seattle (qui n’ont AB-SO-LU-MENT aucun intérêt pour le hockey) qui cherchent à y rapatrier les Sonics et cette décision pourrait vouloir dire l’éventuelle construction d’un stade qui pourrait peut-être accueillir une équipe de hockey là-bas… Vous suivez?

Autrement dit, Bettman cherche par tous les moyens à ne PAS relocaliser les Coyotes à Québec, quitte à lancer la LNH dans une autre aventure pas d’allure. Il existe un marché présentement qui permettrait à la LNH de soutirer le 400M de frais d’acquisition d’une franchise de la ligue via l’expansion et c’est Québec; pas Saskatoon, pas Toronto-métro ou Markham (ce marché spécifique demanderait à la LNH de négocier des ententes territoriales puisque qu’il empiète sur celui des Leafs et des Sabres), pas Hamilton.

Bettman a sorti un autre acheteur potentiel pour les Coyotes, George Gosbee, président d’AltaCorp, une banque d’investissement. Cependant, et Philippe Cantin de LaPresse l’explique bien ce matin, cet acheteur potentiel aurait lui aussi besoin des deniers publics de Glendale à raison d’une lucrative entente d’exploitation du Joboom Arena, ce que le nouveau maire refuse net et contre quoi il se bat férocement.

L’excellent journaliste du Sports Illustrated Micheal Farber a bien expliqué à la radio AM de TSN cette semaine que si le dossier des Coyotes refait surface maintenant (c’est-à-dire quelques jours après la dernière encontre des Gouverneurs de la LNH), c’est que la pression est forte au sein du groupe des propriétaires afin que Bettman trouve une solution à ce problème, préférablement AVANT la prochaine saison afin que le réalignement des conférences de la LNH soit fixé et que l’on ne soit pas sous le coup d’une autre modification dans un ou deux ans.

Voilà donc ce qui se joue présentement dans les bureaux de la LNH : on est conscient que la relocalisation pourrait devenir LA seule option viable, mais on veut éviter que ce soit Québec ou une ville de l’est du continent. Aussi, le refonte des conférences crée un vide de deux clubs (pour en arriver à une ligue de 32 clubs- 2 conférences de 16 clubs) et c’est en maximisant sur les frais d’expansion que l’on veut combler le trou de deux clubs. Déménager un club à Québec serait se couper de la plus lucrative possibilité de ce côté.

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