MaxLe 8 mars est surtout reconnu comme la Journée Internationale des Femmes. Nous ne voulons en aucun cas porter ombrage à cette cause, car dans l’ensemble du monde, la violence faite aux femmes est toujours un fléau.

Mais le 8 mars, pour les amateurs de hockey, et particulièrement ceux du Canadien de Montréal, est une funeste journée. Il y a deux ans aujourd’hui, le géant Zdeno Chara, dans un geste prémédité par une séquence préalable sur la patinoire qui l’avait agacé, frustré, étampe Max Pacioretty dans la barre de soutien de la baie vitrée devant le banc du Canadien. Une séquence qui glace encore le sang aujourd’hui et qui, miraculeusement, n’a pas laissé de séquelles à l’ailier du Canadien.

Mais cette date est une occasion intéressante pour faire le point sur les blessures à la tête dans la LNH. Qui plus est, c’est aussi aujourd’hui que l’un des défenseurs les plus robustes des deux dernières décennies, Chris Pronger, a fait le point sur sa commotion cérébrale, mais aussi sur l’un des effets les plus pernicieux sur les sportifs de haut niveaux qui sont contraints à l’inactivité : la dépression.

C’était passé un peu dans le beurre, mais le centre des Bruins de Boston Marc Savard s’était confié au Boston Globe au mois de décembre dernier concernant le « trou noir » dans lequel il disait se trouver. C’était triste à lire, la description d’une journée typique, les lourds rideaux pour cacher la lumière-trop souvent à la base des maux de tête- les longues heures à ne pouvoir rien faire d’autre qu’attendre, dans le silence, pas de télé, pas de radio.

Chris Pronger faisait état de symptômes similaires hier lors d’une entrevue radio dans la région de Philadelphie, reprise par TSN Radio. Dans son cas, la commotion cérébrale s’est accompagnée de graves problèmes de vision. Le géant défenseur refuse de signer la documentation officielle de la LNH qui confirmerait sa retraite. Pronger s’accroche au rêve d’un retour au jeu, même s’il peut difficilement s’entraîner et si son dernier match dans la ligue remonte au mois de novembre 2011. Même chose pour Marc Savard. Pas de retraite officielle. Un troisième retour au jeu suite à des problèmes cérébraux est-il vraiment réaliste dans son cas? On peut en douter. Mais surtout ne pas tuer l’espoir, un baume pour combattre la dépression.

Cette semaine, dans le cadre d’un match entre les Sénateurs et les Leafs, confrontation que l’on mousse comme « The Battle of Ontario » pour créer un peu de « hype » qui vend bien ces petits matchs de semaine à TSN, à peine quelques secondes après que la rondelle fut déposée sur la glace, deux matamores laissent tomber les gants pour épater la galerie, répondre à ce « hype » en quelque sorte. Un combat TOUT-À-FAIT inutile et complètement stupide qui n’ajoute rien au match, qui ne fait que renforcer la réputation de « gong show » au hockey. Frazer McLaren, qui revendique plus d’une cinquantaine de combats en carrière dans la LNH atteindra le jeune David Dziurzynski, qui lui en était à son premier combat dans la grande ligue. À la lumière de la sévérité de la commotion cérébrale que subira le jeunot, il se pourrait bien que ce soit aussi son dernier combat.

On en profitera pour rappeler la triste histoire de Derek Boogaard, dont le destin devrait être revu chaque fois que l’on se questionne par rapport aux blessures cérébrales.

https://hockeypurelaine.wordpress.com/2012/04/05/pourquoi-la-lnh-ne-sattaquera-pas-aux-coups-a-la-tete-et-aux-bagarres/

http://www.newyorker.com/online/blogs/comment/2012/04/blows-to-the-head.html#ixzz1rDOU0Tgh