Julie Snyder, conjointe de Pierre-Karl Péladeau, embrassant Pauline Marois au grand rassemblement du Parti Québécois.

Comme bien d’autres Québécois, nous avons été abasoudi d’entendre le premier ministre sortant du Québec, Jean Charest, tenter d’user du retour des Nordiques de Québec comme d’une arme démagogique envers ses adversaires politiques, ici le Parti Québécois.

Come on Man!

Nous nous sommes donnés comme mandat dans ce blogue de discuter sports et société. Nos lecteurs savent que nous aimons ici parler de hockey, sous toutes ses formes. Nous nous permettrons donc ce petit commentaire à saveur très politique, car il serait malaisé de laisser une telle bêtise sans réponse. Surtout de ceux qui sont avant tout des passionnés de hockey.

Quelle pathétique tentative de faire peur au monde que de tenter de faire croire à la population du Québec que Gary Bettman s’intéresserait à l’élection provinciale du Québec. Jean Charest est complètement à côté de ses pompes. Pourtant, il devrait s’intéresser au conflit entre joueurs et proprios de la LNH, lui qui a tant fait pour dilapider les ressources naturelles du Québec afin de les remettre aux plus fortunés du monde! Voilà un homme qui pourrait certes conseiller Gary Bettman dans la stratégie que devraient adopter  le club très sélect des propriétaires de franchises sportives professionnelles!

Gary Bettman et sa bande sont en ce moment en train de pondre des plans de contingence pour sauver la saison de la LNH en dépit d’un lockout qui sera décrété dans quelques jours. Horaires condensés, négociations avec les télédiffuseurs, les commanditaires de la ligue, les banquiers et riches trusts qui ont des intérêts dans la LNH et qui voudront être rassurés de la pérennité du produit et des plans des propriétaires, ce qu’il recherchent précisément par le recours à la mesure la plus dommageable en négociation de travail…

Mais la négociation n’est pas le propre de M. Charest il est vrai… À la place de faire peur au monde avec le retour des Nordiques, M. Charest aurait peut-être dû expliquer aux Québécois POURQUOI SAINT-CIBOUAIRE, il a dépensé 10 fois plus que ne le rapportait la hausse des frais de scolarité pour mater les étudiants à grand coup de matraques et de temps supplémentaire sans jamais s’assoir une maudite minute avec les associations étudiantes.

Tsé… même Gary Bettman le fait! Tout le monde le sait qu’il décrètera un lockout. Les joueurs le savent, les amateurs le savent, mais il s’assoit à la table et joue le jeu. Quand il annoncera solonnellement qu’il n’a pu en arriver à une entente, il aura au moins le mérite de s’être présenté à la table… au cas où. Non. Pas Jean Charest. Pourtant, il n’a pas toujours été chiche quand venait le temps de partager sa table…

Jean Charest attaque : « un gouvernement du parti Québécois pourrait mettre en péril la venue des Nordiques… »

TA YEULE!

Primo : faut prendre le petit peuple, tsé celui que tu méprises, pour des jambons que d’associer le choix démocratique des Québécois à ce dossier là. Surtout que c’est le parti Québécois qui t’as sauvé le cul dans le dossier de l’amphithéâtre! C’était pas glorieux d’ailleurs. Le choix démocratique des Québécois est souverain et n’obéit certainement pas à la logique de la peur stérile! Comme la LNH est en train de redéfinir la structure de sa prochaine entente de travail avec ses partenaires principaux, les joueurs, le dossier de Québec est bien loin sur la liste!

Deuxio : parlons-en des Nordiques! Toute personne qui a suivi le dossier de la relocalisation des Trashers d’Atlanta et des Coyotes de Phoenix sait très bien que la LNH, comme toute autre entité économique qui oeuvre dans le sacro-saint marché capitaliste que nous connaissons, sait que c’est l’accès au capital, et rien d’autre, qui dicte les choix en matière d’attribution d’une équipe de la LNH. Fallait voir la face de carème de Gary Bettman à Winnipeg, alors que la ville, et le pays au complet en fait, était en liesse, fêtant le retour des Jets. Ne pensez pas une minute M. Charest que Gary Bettman n’aurait pas aimé mieux se trouver à Seattle, à Kansa City ou même à Las Vegas ce jour-là! Quand les propriétaires de la LNH mettront leurs poings collectif sur la table et diront à Gary Bettman qu’ils en ont leur truck de payer pour les Coyotes de Phoenix et que la farce avec Greg Jamison a assez duré (Ce type là M. Charest c’est l’acheteur potentiel des Coyotes de Phoenix… veuillez lire notre blogue pour apprendre à le connaître. un chic type… mais cassé…); quand ce jour-là viendra M. Charest, le Board of Governor voudra en son sein un propriétaire solide, qui assure stabilité et ressources financières stables. Et cet homme M. Charest, c’est bien plate à dire, il saura bien composer avec le prochain gouvernement que les Québécois choisiront (ok…ok, par complaisance sidérante, on sait qu’il aurait bien aimé que ce soit François Legault mais c’est que l’ancien péquisse à l’art de se tirer dans le pied…). En plus, vous n’êtes pas sans savoir que sa femme… Entéka. Était bin belle dans les bras de Pauline…

Vous savez quoi M. Charest, les amateurs de hockey du Québec ne sont pas différents des autres citoyens. Dans le 80% d’insatisfaits de votre règne honteux, il y en a une maudite gang qui aiment le hockey, et une bonne moitié (!) qui espèrent le retour des Nordiques. Mais vous seriez bien malaisé d’essayer d’en trouver plus qu’une poignée qui souhaitent votre retour…