Il s’est écrit beaucoup de choses au cours des derniers jours concernant les Coyotes de Phoenix. Alors que le site de la LNH NHL.com procédait à sa mise à jour habituelle des « rosters » de chaque équipe de la ligue suite aux nombreux changements qui surviennent après le 1er juillet, quelques internautes ont remarqué que la fiche des Coyotes avait disparu pendant quelques minutes. N’en fallait pas plus pour que des rumeurs sur Twitter annoncent la mort des Coyotes… Pourtant, la fiche du Wild de Minnesota a dû prendre plus de temps à mettre à jour!

Une chose est certaine cependant, Gary Bettman et son état major ont lancé la serviette dans le cas de Jamison autour du 3 juillet. Toujours sur Twitter, la journaliste du Arizona Republic Lisa Halverstadt (@LisaHalverstadt) a annoncé à cette date qu’un juge de la cour de Glendale avait accepté d’entendre la cause de payeurs de taxes de cette ville concernant les modalités de différentes initiatives visant à recueillir un nombre requis de signtures afin de forcer la ville à tenir deux référendums distincts qui auront une incidence directe sur la suite des choses pour les Coyotes.

Les deux référendums s’attaquent l’un à l’entente qui force la ville à verser des frais de gestion à Greg Jamison et l’autre au bail qui lie la ville aux Coyotes comme tel. Ce n’est pas la première fois que des citoyens tentent de déposer une pétition pour attaquer le lien entre Glendale et le hockey professionnel. Comme le souligne le journaliste David Shoalts du Globe and Mail ici http://www.theglobeandmail.com/sports/hockey/globe-on-hockey/glendale-petitions-threaten-to-torpedo-coyotes-sale/article4393492/, dans le passé, le conseil de ville n’a pas accepté de telles pétitions quand le nombre requis de signatures n’était pas atteint; d’où la présence de Ken Jones, un des citoyens qui mène la bataille pour tenir ces référendums, devant le juge.

Ce matin, Lisa Halverstadt confirme toujours sur Twitter, que le nombre total de signtures a déjà été atteint et que Joe Cobb et Ken Jones seront en mesure de déposer leur dossier devant le conseil de ville le 16 juillet prochain. Ces consultations populaires annoncées sont un cauchemar pour la LNH car elles se tiendront dans un contexte très particulier. Nos voisins du sud se préparent à des élections fédérales et municipales. 5 des 7 conseillers qui siègent présentement au conseil de ville ainsi que la mairesse Scruggs ne se représentent pas. En plus de devoir affronter l’opinion populaire, la LNH perd TOUT ses appuis actuels au Conseil alors que les votes fatidiques se tiendront en novembre. Des sondages régionaux montrent clairement que les citoyens de Glendale n’entendent pas donner le feu vert au prochain conseil d’engager les quelques 394 millions sur 20 ans que coûterait l’entente actuelle entre la LNH, Glendale et Jamison.

Trop tard pour Québec?

Pour les amateurs des Nordiques de Québec, ces récents développement arrivent cependant quelques mois trop tard si l’on en croit de nombreux observateurs de la LNH. Bettman aurait déjà fait son choix quant à la suite des choses en cas d’échec de ses tentatives de sauver les Coyotes. Shoalts le mentionne aussi dans son article, la LNH pourrait bien choisir de dissoudre les Coyotes, disperser ses 23 joueurs sous contrat dans les 29 autres équipes de la LNH et procéder ensuite à une expension en bonne et dûe forme.

Pourquoi ?

Il est déjà acquis que les Coyotes débuteront la saison à Phoenix, si début de saison il y a. La LNH est donc déjà engagée à défrayer les co¸uts de la prochaine saison, que Glendale casque le cash ou pas. Comme les risques sont grands que Glendale annule l’entente qui la lie à la LNH, il y aura un manque à gagner encore plus grand pour les autres proprios de la LNH (les prévisions diffèrent entre 25 millions et plus de 90 millions). Afin de pouvoir récupérer le plus d’argent possible, Bettman peut tout simplement dissoudre l’équipe et récupérer tout l’argent investi par la LNH par l’entremise des frais d’expension pour la prochaine concession à être attribuée. Il y aura enchères entre Québec et d’autres marchés (Seattle, Markham, Saskatoon, Kansas City ?) et parions que Bettman saura soutirer le plus possible de la candidature de Québec. Shoalts parle d’au moins 140 millions de frais d’expension.

Si Bettman a fait une croix sur la ville de Glendale et ce marché du sud des États-Unis, il est clair maintenant qu’il tient à tout prix à ne pas perdre la face devant les gens de Québec.