Dans la communauté toujours plus grande des blogueurs qui couvrent le hockey, nous sommes de ceux qui apprécient particulièrement la plume de Tom Urtz Jr qui sévit sur Bleacher Report http://bleacherreport.com/articles/1245280-is-hockey-in-danger-of-losing-its-heart-and-soul-by-policing-hard-hits . Articles fouillés, positions bien arrêtées mais jamais empreintes de radicalisme, bref, un blogueur à suivre.

Nous aimerions revenir sur son texte d’hier dans lequel Urtz Jr en appelait à la nécessité que les joueurs puissent revenir à l’époque où ils se poliçaient eux-mêmes; un retour à la loi de la rétribution en quelque sorte. Il écrit :

« Dirty hits will unfortunately always remain a part of the game because some players will never learn, but if enforcers had free reign to step into a fight after their teammate got laid out in a dirty fashion, more players would think twice about taking cheap shots and the league would be allowed to loosen their stranglehold on policing hard hits »

Ouf! Voilà l’argumentaire classique de ceux qui espèrent toujours en revenir à l’époque glorieuse des Semenko, des Probert, des Domi. Cette époque où, sur le bout du banc, un matamore veillait au grain, toujours prêt à venir à la défense de ses coéquipiers, à coup de poings et de commotions cérébrales. A-t-on déjà oublié les histoires déconcertantes des Derek Boogaard de ce monde, ces guerriers qui ont abandonné leur santé mentale sur la patinoire pour faire de la « place » à leurs coéquipiers? https://hockeypurelaine.wordpress.com/tag/derek-boogard/

Malheureusement, la LNH envoie elle-même des signaux contradictoires en réduisant la suspension imposée à un joueur comme Raffi Torres pour son coup assomoir et dangereux à l’endroit de Marian Hossa, joueur étoile des Hawks de Chicago. Un cas typique que la LNH veut éradiquer. Un joueur d’énergie dont le poste dans la ligue tient au fait qu’il doive joueur à la limite de l’acceptable, qui doit « terminer ses mises en échec », mais qui trop souvent, récidiviste qu’il est, n’a su s’arrêter à temps. La suspension était sévère, 25 matchs, le quart à être servi en séries éliminatoires, mais c’est précisément ce qu’il faut pour que le message passe auprès de ce type de joueurs.

 

On pose la question : s’il avait fallu que Torres affronte un John Scott de ce monde et se fasse servir une sévère correction, cela aurait-il été une meilleure façon de décourager le type d’assaut dont il fut l’instigateur? Nous sommes convaincus que de priver un joueur comme Torres d’un quart de son salaire, mais par le fait même fragiliser sa position même dans l’échiquier de son équipe (son absence forçant peut-même son équipe à le remplacer), voilà la SEULE et MEILLEURE façon de s’assurer que les coups vicieux disparaissent de la LNH.

La loi des matamores est dépassée et archaïque; ceux qui l’appuient aideraient grandement leur sport favori en s’en rendant compte le plus rapidement possible. Ce faisant, on évitera des destins tragiques comme ceux de Derek Boogaard.