Brandon Prust Troy Bodie #20 of the Carolina Hurricanes and Brandon Prust #8 of the New York Rangers fight during the first period at Madison Square Garden on January 5, 2011 in New York City.

 

Le moins que l’on puisse dire c’est que les « gros bonhomme », pour paraphraser Benoit Brunet, ont la cote en cette première journée de l’atonomie de la LNH. Bien sûr, le Canadien de Michel Therrien et de Marc Bergevin ne sera pas en reste cette saison côté robustesse si l’on peut en croire l’embauche le 1er juillet de Brandon Prust, Francis Bouillon et Colby Armstrong.

La mode

L’équipe championne de la Coupe Stanley, par son style, est souvent à la proue d’une tendance que les autres DG de la ligue tenteront d’imiter. Les Ducks d’Anaheim et les Bruins de Boston à la fin des années 2000 par leurs succès avaient été instigateurs d’une philosophie axée sur la robustesse. D’autres DG ont plutôt opté sur le style préconisé par les Red Wings de Détroit, axé sur le mouvement de la rondelle, plus de finesse et un avantage numérique efficace. Longtemps le Canadien de Montréal a fait partie de la seconde façon de penser. Plus maintenant!

Les « Gros bonhommes »

Quand on analyse les signatures de la première journée de l’autonomie dans la LNH cet été, on se rend vite compte que les joueurs robustes n’ont eu aucun mal à trouver preneur. Dans le cas de Prust par exemple, il y a même eu surenchère, ce qui a fait dire à plusieurs analystes, dont François Gagnon sur son twitter, que leCH a surpayer pour retenir ses services.

On ajoutera également les noms de Brian McGrattan, John Scott, Aaron Rome, Darcy Hordichuk, Jordin Tootoo, George Parros, Eric Boulton et Sheldon Brookbank (2,5 M / saison dans son cas!!!) ont tous trouvé preneur.

Que cela annonce-t-il pour l’avenir? Pour le Canadien, cela veut dire que les 3e et 4e trio seront axés sur la robustesse. Cette stratégie s’est montrée plus efficace quand l’équipe qui la préconisait pouvait compter sur deux trios offensifs de premier plan, Est-ce le cas du Canadien de Montréal? On peut en douter.

Dans la LNH en général, cette tendance annonce encore plus de jeu serré (et monotone) car la prolifération de joueurs robustes se fait inévitablement au détriment de joueurs plus talentueux. Mais la LNH est conçue pour le jeu robuste. L’arbitrage change en séries, une hérésie qui discrédite le sport, et force est d’admettre que l’arbitrage plus permissif au niveau de l’accrochage et de la robustesse encourage les équipes à choisir la voie de la congestion du jeu par le truchement de joueurs costauds à qui l’on enseigne des phses de jeu défensif à outrance.

Pour ceux qui préfèrent le jeu axé sur la finesse, le talent et les habiletés techniques dont on se sert pour favoriser un jeu de transition qui impose aux joueurs d’être plus habiles, la meilleure chose qui puisse arriver serait qu’une équipe de ce style gagne la coupe Stanley contre de vulgaires matamores qui prennent parti du fait que la LNH est menée, encore aujourd’hui, par des dinosaures qui s’assurent que le hockey des séries, soit le moment de gloire des « gros bonhommes »…