Différents articles concernant les difficultés financières de la ville de Glendale parus hier montrent sans l’ombre d’un doute que le conseil de ville de Glendale a fait son choix : il investira dans le sport en dépit du gouffre financier dans lequel se trouve la ville.

Harry Bradford du Huffington Post rapporte (http://www.huffingtonpost.com/2012/06/26/glendale-arizona-phoenix-coyotes-debt-collateral_n_1627986.html) notamment que la majorité des conseillers municipaux de la municipalité sont arrivés à la conclusion que la ville de Glendale ne pouvait se permettre de laisser filer les Coyotes après avoir investi 25 millions par année en frais de gestion des installations sportives depuis la déconfiture et la faillite de l’ancien propriétaire de l’équipe Jerry Moyes.

« Glendale could choose to abandon the Coyotes or try to sell the team off to another city, but a sale could cost the town even further. So despite the costs incurred so far to keep the team, some city council members think it’s worth sticking with the franchise »

Cependant, la municipalité croule sous une dette qui prend de l’ampleur, à un point tel, toujours selon Bradford qui cite The Arizona Republic, que Glendale pourrait devoir offrir en garantie de capitalisation de son financement, son Hôtel de ville et son poste de police!

« One struggling city is willing to go to extreme lengths to keep its hockey team.

The Glendale, Ariz., city council is even considering offering up its city hall and main police station — a $41 million value — as one possible solution to pay off the city’s heaping sports-related debt, according to the Arizona Republic News »

L’Hôtel de ville de Glendale en Arizona…

Lisa Halverstadt du Tucson Citizen ( http://tucsoncitizen.com/arizona-news/2012/06/23/glendale-weighs-option-to-cover-sports-related-debts/) renchérit :

« Glendale officials this week considered offering up City Hall and the main police station as collateral to obtain a $41 million loan to cover sports-related debts.

The city would use the money to cover payments to the National Hockey League and potentially to make payments on Camelback Ranch stadium, the city’s spring-training ballpark.

Glendale officials acknowledged the proposal wouldn’t bring the city any savings.

“This is by no means a money-saving exercise,” Interim City Manager Horatio Skeete said. “This exercise would basically allow us the freedom to do a couple things: spread the payments of the $25 million that is currently owed to the NHL and to shore up ourselves for the (Camelback Ranch payments) that are coming due. »

Incertitudes financières sur fond de référendum

On peut s’attendre à une quirielle d’articles qui dépeindront les difficultés financières de la ville de Glendale alors que cette collectivité s’engage dans le divisif processus d’un référendum sur la question de l’entente entre la ville et la LNH. Si Gary Bettman semble avoir décidé de foncer coûte que coûte dans l’incertitude de tout ce qu’implique la tentative de rachat des Coyotes par son ami Greg Jamison, force est de constater que des forces puissantes se dressent devant lui. On savait que l’Institut Goldwater se trouverait sur son chemin, mais ce qui est beaucoup plus inquiétant pour la LNH, c’est la force d’un vote populaire qui majoritairement forcerait la ville de Glendale à résilier l’entente conclue avec la LNH, auquel cas, Gary Bettman n’aurait d’autre choix que de tirer la plogue, honteusement, de l’aventure du hockey dans le désert de l’Arizona.