Les fans des Nordiques de Québec et les optimistes qui croient encore à la possibilité de voir les Coyotes se dissoudre ou être relocalisés avant la prochaine saison devraient apprendre à connaître les deux personnes suivantes :

– Ken Jones : un résident de la ville de Glendale qui se décrit comme un homme âgé qui a la santé financière de sa ville à coeur, un habitué des réunions du conseil de ville et le résident choisi par l’Institut Goldwater comme personne nommée dans la poursuite de l’organisme contre le conseil de ville et l’entente de 325 millions proposée pour maintenir les Coyotes à Glendale.

– Joe Cobb : ironiquement, il se décrit comme un libertarien (sera-ce un libertarien, dont on sait qu’il s’en trouve beaucoup à Québec, qui sera en bout de piste au front pour livrer les Coyotes à la Nordiques Nation!!!) et il est candidat au poste de Gouverneur de l’État. Il est lui aussi nommé dans la poursuite de l’Institut Goldwater.

Ces deux hommes sont-ils simplement avide de publicité et à la recherche de leur 15 minutes de gloire? Une chose est certaine, ils ont maintenant pris la pôle dans la représentation publique de tous ceux qui contestent vigoureusement l’entente du conseil de ville de Glendale et la LNH. Et ces deux hommes sont déjà fort actifs dans la récolte des signatures nécessaires à la tenue d’un référendum auprès de la population de Glendale qui, s’il est appuyé par un nombre suffisant de résidents de la ville, verrait l’entente résiliée. Comme l’appui au Coyotes est assez limité dans cette collectivité, la LNH voit d’un très mauvais oeil la décision du juge Dean Fink de la Cour supérieure de Maricopa de permettre le processus de référendum.

En terminant, un détail de l’entente entre la LNH et le Conseil de ville de Glendale devrait être rappelé. En tout, les membres du conseil ont approuvé à 4 contre 2 l’entente de 325 millions qui comportait une clause voulant que cette entente soit considérée comme urgente et prioritaire, la rendant effective dès son adoption. Le hic c’est que ce type d’entente doit OBLIGATOIREMENT être entérinnée par un minimum de 5 membres du conseil pour que son caractère effectif urgent s’applique. Ce chiffre n’ayant pas été atteint, l’entente doit cheminer par le long processus d’approbation du Conseil.

À n’en point douter, Gary Bettman et la LNH commencent à manquer de ressources pour sauver les Coyotes. Sans oublier que Jamison peine énormément à recueillir les fonds nécessaires à l’achat (environ 170 millions). On chuchotte en coulisse (puckdaddy entre autre) que le financement de Jamison serait conditionnel à la levée de la condition de localisation de 20 ans à Glendale. Bref, les investisseurs de Jamison cracheront le cash seulement s’ils ont la possibilité de rentabiliser leur investissement par la relocalisation de l’équipe à court ou moyen terme. C’est pas fou de leur part.

À suivre…

Lectures intéressantes sur le sujet ici : http://www.bizjournals.com/phoenix/blog/business/2012/06/phoenix-coyotes-saga-brings-new.html et http://www.theglobeandmail.com/sports/hockey/judge-clears-way-for-referendum-on-lease-deal-between-glendale-coyotes/article4351708/?cmpid=rss1