En attendant l’ouverture du marché des joueurs autonomes, on rêve du retour des Nordiques… samedi, Juin 30 2012 

 

Si on est un amateur de hockey au Québec, on se réjouit bien entendu du virage amorcé dans la compisition du personnel hors-glace du Canadien de Montréal. Mais tout francophone que soit devenu l’état-major et l’équipe d’entraîneurs, sur la glace, là où ça compte le plus, dans l’état actuel des choses, la rerésentation québécoise chez le Canadien de Montréal est famélique, voire honteuse.

Le Canadien a sous son aile un total de 16 joueurs sous contrat pour l’an prochain et il faudra bien entendu combler quelques postes. Mais à la veille de l’ouverture du marché des joueurs autonomes sans restrictions, voici ce que l’équipe du Canadien a l’air selon Cap Geek : http://capgeek.com/charts.php?Team=2

Constat

Les joueurs Québécois sous contrat sont : David Desharnais (dernière année de contrat), Louis Leblanc (2 ans, entry level) et Frédérick St-Denis (retenu comme RFA). On peut penser que rien n’est acquis pour Louis Leblanc, une autre année dans la Ligue Américaine est fort possible, le tout complété par des séjours à Montréal. Il serait surprenant de le trouver dans l’alignement partant en octobre (s’il n’y a pas lockout).

Frédérick St-Denis sera 8e ou 9e dans l’échiquier des défenseurs du Canadien. Il ne sera pas à Montréal en octobre à moins d’un camp absolument phénoménal.

Le cas David Desharnais. C’est sa dernière année de contrat et le diminutif joueur de centre voudra connaître une deuxième saison productive de suite. Sous la gouverne de Jacques Martin, Desharnais avait consolidé sa place dans le top deux des centres du CH. On PRÉSUME qu’il en sera de même avec l’équipe d’entraîneurs actuel mais subsiste toujours un doute pour un joueur de petite taille comme lui, qui n’a comme atouts dans son jeu, qu’une saison de productivité dans la LNH au sein d’un alignement des plus faibles de la LNH. Si le Canadien pouvait mettre la main sur un centre offensif de taille, c’est lui qui écoperait avant Plekanec. A-t-il sa place comme 3e centre? Avant Eller? On en doute. Pourtant, c’est sur lui que réside les meilleures chance d’avoir au moins UN SEUL QUÉBÉCOIS dans l’alignement partant du Canadien de Montréal le début de saison venu.

C’est plate comme ça. Pathétique même.

Un Québécois de service?

Nous sommes d’avis que la direction du CH n’oserait pas amorcer la saison sans Québécois dans son alignement, quitte à signer un Québécois de service pour éviter l’odieux d’une première dans le hockey montréalais moderne. Certains mentionnent les noms de Parenteau, de Latendresse. On peut trouver la liste complète de tous les UFA disponibles ici (classés en fonction du salaire) : http://capgeek.com/free_agents.php0

On peut ajouter les noms suivants qui seraient d’intérêt selon nous : Philippe Dupuis, J-F Jacques (6pi3, 230 lbs), ou Marc-Antoine Pouliot (6pi2, 210). Tous sont UFA et en deça de 1 million par année.

Demeure aussi le marché des échanges. Une chose est certaine, le CH trouvera le moyen d’aligner au moins un Québécois au début de la saison.

Si les Nordiques…

Nous écrivions il y a quelques semaines que jamais la représentation québécoise dans l’uniforme du Canadien n’avait été de moins de 9 joueurs par an quand les Nordiques faisaient partie de la LNH. Le Canadien devait composer avec la Fleur de Lys sur l’uniforme des Bleus, si importante dans la rivalité sur la glace et dans les verres (de bière évidemment) de ceux qui la suivait passionnément. Et pour le bien du hockey Québécois, nous sommes de ceux qui souhaitons, ardemment, le retour des Nordiques de Québec. Une belle rivalité sur la glace et, la prochaine fois, pour le contrôle des ondes et des écrans…

Advertisements

Pendant ce temps à Seattle… jeudi, Juin 28 2012 

20120628-100531.jpg

Intéressants développements hier en provenance de Seattle. Le conseiller municipal de la ville de Seattle Richard Conlin a confirmé l’authenticité d’un courriel qu’il avait précédemment envoyé au sein duquel il annonçait qu’il était peu probable qu’une proposition de construction d’aréna dans le quatier SoDo, tel que le prévoit en ce moment l’investisseur californien Chris Hansen, soit approuvé par le conseil de ville.

« A Seattle City Council spokeswoman on Tuesday confirmed the authenticity of an email sent by Councilman Richard Conlin in which he stated his thought that a proposed NBA/NHL arena in Seattle’s SoDo neighborhood is unlikely to be approved by the Council. »

(Source : http://www.localwireless.com/wap/news/text.jsp?sid=26&nid=1362560847&cid=361&scid=-1)

Même si Hansen n’a pas eu les mêmes difficulté que Greg Jamison à Phoenix afin de trouver des investisseurs pour ramener les Sonic de la NBA à Seattle (Steve Ballmer et Peter Nordstrom se sont alliés à lui : http://seattletimes.nwsource.com/html/nba/2018536160_nordstrom27.html) , n’en demeure pas moins qu’en cette époque d’incertitude économique mondiale, les élus municipaux américains sont très frileux à l’idée d’inversir dans les gros projets de développement sportif et les stade et arénas.

Le conseiller Conlin explique d’ailleurs que selon lui, il est capital que tout projet de construction d’un aréna permettant de ramener la NBA et peut-être la LNH à Seattle soit totalement financé par le privé.

« In the email, Conlin went on to say he thinks the arena should be 100-percent privately funded.

« I encourage proponents of a new basketball team to lobby Mr. Hanson (sic) to pursue this as a private enterprise with public cooperation but without the complex financial arrangements and public investment that the current proposal appears to rely on, » Conlin wrote. »

Toutes ces embûches que rencontrent les marchés américains qui pourraient, potentiellement, accueillir une équipe de la LNH en sérieuses difficultés ne font que redonner espoir aux gens de Québec, dans la mesure où cette ville saurait mettre rapidement en place tout ce qu’il faut pour disputer rapidement des matchs dans le vieillot Colisée, raplombé à la hâte pour l’occasion.

Et ça, on sait que le tandem Labeaume-PkP y veillerait.

Où se trouve la rondelle du match # 6 ??? mercredi, Juin 27 2012 

20120627-135549.jpg

À lire sur le blogue Kings Insiders, le récit de ce qui s’est « réellement » passé avec la rondelle de la fin du match # 6 lorsque les Kings ont confirmé la première coupe Stanley de l’histoire du club…

Le vétéran attaquant des Devils du New-Jersey Patrick Elias confirme que c’est lui qui a sorti la rondelle de la patinoire mais ne se souviens plus si elle restée sur le banc des joueurs ou dans son casier!

C’Mon Man!

http://lakingsinsider.com/2012/06/27/elias-took-puck-but-uh-doesnt-have-it/

L’institut Goldwater ne freine pas les ardeurs du conseil de ville de Glendale… mercredi, Juin 27 2012 

Différents articles concernant les difficultés financières de la ville de Glendale parus hier montrent sans l’ombre d’un doute que le conseil de ville de Glendale a fait son choix : il investira dans le sport en dépit du gouffre financier dans lequel se trouve la ville.

Harry Bradford du Huffington Post rapporte (http://www.huffingtonpost.com/2012/06/26/glendale-arizona-phoenix-coyotes-debt-collateral_n_1627986.html) notamment que la majorité des conseillers municipaux de la municipalité sont arrivés à la conclusion que la ville de Glendale ne pouvait se permettre de laisser filer les Coyotes après avoir investi 25 millions par année en frais de gestion des installations sportives depuis la déconfiture et la faillite de l’ancien propriétaire de l’équipe Jerry Moyes.

« Glendale could choose to abandon the Coyotes or try to sell the team off to another city, but a sale could cost the town even further. So despite the costs incurred so far to keep the team, some city council members think it’s worth sticking with the franchise »

Cependant, la municipalité croule sous une dette qui prend de l’ampleur, à un point tel, toujours selon Bradford qui cite The Arizona Republic, que Glendale pourrait devoir offrir en garantie de capitalisation de son financement, son Hôtel de ville et son poste de police!

« One struggling city is willing to go to extreme lengths to keep its hockey team.

The Glendale, Ariz., city council is even considering offering up its city hall and main police station — a $41 million value — as one possible solution to pay off the city’s heaping sports-related debt, according to the Arizona Republic News »

L’Hôtel de ville de Glendale en Arizona…

Lisa Halverstadt du Tucson Citizen ( http://tucsoncitizen.com/arizona-news/2012/06/23/glendale-weighs-option-to-cover-sports-related-debts/) renchérit :

« Glendale officials this week considered offering up City Hall and the main police station as collateral to obtain a $41 million loan to cover sports-related debts.

The city would use the money to cover payments to the National Hockey League and potentially to make payments on Camelback Ranch stadium, the city’s spring-training ballpark.

Glendale officials acknowledged the proposal wouldn’t bring the city any savings.

“This is by no means a money-saving exercise,” Interim City Manager Horatio Skeete said. “This exercise would basically allow us the freedom to do a couple things: spread the payments of the $25 million that is currently owed to the NHL and to shore up ourselves for the (Camelback Ranch payments) that are coming due. »

Incertitudes financières sur fond de référendum

On peut s’attendre à une quirielle d’articles qui dépeindront les difficultés financières de la ville de Glendale alors que cette collectivité s’engage dans le divisif processus d’un référendum sur la question de l’entente entre la ville et la LNH. Si Gary Bettman semble avoir décidé de foncer coûte que coûte dans l’incertitude de tout ce qu’implique la tentative de rachat des Coyotes par son ami Greg Jamison, force est de constater que des forces puissantes se dressent devant lui. On savait que l’Institut Goldwater se trouverait sur son chemin, mais ce qui est beaucoup plus inquiétant pour la LNH, c’est la force d’un vote populaire qui majoritairement forcerait la ville de Glendale à résilier l’entente conclue avec la LNH, auquel cas, Gary Bettman n’aurait d’autre choix que de tirer la plogue, honteusement, de l’aventure du hockey dans le désert de l’Arizona. 

Mise à jour des négociations dans la LNH… Calme plat pour les gens de Québec mardi, Juin 26 2012 

20120626-125730.jpg

Au cours des derniers jours, les dirigeants de la LNH ont été occupés à distribuer les nombreux trophées qui soulignent l’excellence individuelle et la Coupe Stanley, l’ultime succès d’une équipe de la LNH après la plus difficile épreuve de séries éliminatoires, tous sports confondus.

Gary Bettman et Bill Daly ont éviter de se prononcer officiellement sur la fin de l’entente contractuelle entre les joueurs et les propriétaires et les négociations à venir. À ce mutisme de la LNH, l’AJLNH a répondu par la bouche de son directeur, Donald Fehr. Ce dernier a d’ailleurs accordé une entrevue intéressante au New-York Times au sein de laquelle les amateurs de la LNH peuvent apprendre que l’ancien manitou de l’association des joueurs du baseball majeur entend bien ne pas se laisser marcher sur les pieds.

Ligne dure et ouverture?

Donald Fehr annonce d’emblée que les joueurs se battront pour conserver leurs acquis, soit 57% des revenus générés par la LNH (selon l’entente qui vient de prendre fin) mais du même coup informe John Wawrow, le journaliste qui signe l’article, qu’il est tout à fait possible de négocier, même durement, et de ne pas mettre en péril la saison prochaine:

« There’s nothing magic about Sept. 15. The law is that if you don’t have a new agreement, and as long as both sides are willing to keep negotiating, you can continue to play under the terms of the old one until you reach an agreement, »

Ainsi les joueurs seraient prêts à reconduire la prochaine saison selon les termes de l’ancienne entente. Le hic c’est que la majeure partie des propriétaires ont déjà ballayé cette option en se conformant à l’article de l’entente qui prévoyait qu’on donne le délais de 90 jours avant son expiration à l’association des joueurs pour s’assurer que le 15 septembre venu, elle ne s’applique plus. Et Fehr le sait très bien. Son offre de jouer tout en négociant n’a pour seul but de faire porter l’odieux d’un arrêt de travail aux propriétaires seulement, car lors du dernier lock-out, les joueurs ont été sévèrement blâmés, perçus trop souvent comme des millionaires blasés.

Par rapport à la direction que devrait prendre les négociations, Fehr ne cache pas du tout son jeu!

« From our standpoint, the starting place is the players made enormous concessions the last time around, » Fehr said. « The second item that comes to mind is the game generates a lot more revenue than it did before. And you put those two things together, it ought to point you in the direction as to where this negotiation should go »

Nous écrivions la semaine dernière que l’association des joueurs mettaient en doute les états financiers de certains propriétaires qui disent perdre de l’argent (20 sur 30 selon Forbes) justement compte tenu que la ligue génère plus de 40% de revenus que lors du dernier lock-out.

Voilà le noeud du problème. Si en effet, les proprios sont dans un si mauvais pas financier, il y aura lock-out à moins que les joueurs n’acceptent de réduire ce chiffre névralgique de 57%. C’est aussi simple que ça.

Nordiques et jeux olympiques

Les revenus seront au centre des négociations mais ont ne doit pas oublier les éléments suivants : d’abord la relocalisation possible d’équipes en difficulté. Dans le cas des Coyotes de Phoenix, tout le monde sait très bien que les revenus générés par la vente de l’équipe seraient plus importants si elle était vendue à PKP plutôt que « louée » à Greg Jamison! Pour les joueurs, ces gains potentiels seront évoqués comme source de financement tassés par les propriétaires et le commissaire. L’association des joueurs reprendra aussi sa proposition d’élargir sa base de cotisants (!) en appuyant une expension de la ligue de deux équipes pour une LNH à 32 équipes. À cela, bien des amateurs voudraient répondre que le produit est déjà assez dilué comme ça!

Pour les joueurs, l’important cependant est que la ligue trouve des investisseurs-propriétaires solides afin que les conditions de travail pour ceux qui foulent la patinoire soient optimales. Même si les conditions de vie semblent plus accueillantes dans le désert de l’Arizona que dans l’hiver Québécois, la plupart des joueurs préféreraient jouer pour un proprio dévoué et prêt à investir dans les succès de l’équipe.

Le second élément d’importance, c’est la divergence d’opinion concernant la position « olympique ». Gary Bettman continue de penser que la LNH ne tire que des désavantages à la participation des joueurs au rendez-vous olympique, surtout par rapport à la pause qu’elle impose à sa ligue. Les joueurs, eux, notamment une large proportion des européens de la ligue, tiennent mordicus à représenter leur pays. Pour les prochains jeux de Sochi, en Russie, la super étoile Ovechkin a déjà laissé savoir qu’il déserterait les Capitals pour représenter son pays alors que les Jeux se tiennent chez lui.

À suivre…

L’article du NY Times ici : http://www.nytimes.com/aponline/2012/06/25/sports/hockey/ap-hkn-nhl-labor.html?pagewanted=1&ref=sports

Le hockey du dimanche soir? Comment maximiser l’engouement infini des Canadiens pour le hockey… lundi, Juin 25 2012 

(Image : http://buffetcomplet.blogspot.ca/2010_11_28_archive.html)

Le titre de John Collins dans les bureaux de la LNH laisse à penser que le type est important : NHL Chief Operating Officer… John Collins! Comme Gary Bettman, son patron, Collins est le produit d’une ligue concurrente qui s’y connaît en mise en marché d’événements sportifs, la NFL. Le journaliste Bruce Dowbiggin du Globe and Mail a eu la chance d’avoir une discussion à bâtons rompus avec celui qui, en arrière scène, prépare ce qui pourrait devenir le prochain rendez-vous dominical sportif s’adressant aux amateurs de hockey canadiens, le sunday night hockey.

Dowbiggin explique : « Collins, a product of the NFL, didn’t elaborate, but Hockey Night In Canada already owns Saturdays. But the thought naturally occurs, why not a second night in an age when sports remains TV’s go-to property? The NHL grows ever more popular in Canada, experiencing saturation coverage on TSN and Sportsnet, with CBC and other networks not far behind in trying to exploit the stickiness of hockey as a Canadian broadcast property. Could the NHL emulate the NFL’s push to expand its brand in football-crazy America? »

L’élément fondamental de cette conversation est la saturation des marchés au Canada et au Québec. Comme le souligne le journaliste, les réseaux anglophones spécialisés TSN et Sportsnet offrent déjà, ensemble, par le truchement de leurs antennes nationales et régionales, plus de 350 matchs de la LNH par année. À l’ère satellitaire où ces chaînes font partie de bien des forfaits de base, leur offre est déjà très accessible. Mais en 2014, quand le contrat de télédiffusion des matchs en sol canadien sera à renégocier, rien n’empêche un autre réseau pancanadien généraliste de s’approprier le sunday night hockey! Une concurrence directe au réseau CBC.

 

Pour ce faire, la LNH pourrait bloquer la plage horaire du dimanche soir, déjà peu populeuse en terme de matchs, afin d’en faire un espace prisé, spécial. Un happening entre clubs canadiens parfois, et entre des rivaux naturels canado-américains, un Montréal-Boston ou un Toronto-Détroit par exemple.

Au Québec, la concurence existe déjà entre RDS et TVA-Sports mais rien n’empêche la SRC ou V-Télé de se lancer dans l’aventure. L’arrivée des Nordiques de Québec pourrait d’ailleurs permettre à plus de deux réseaux de s’approprier du temps d’antenne en 2014 surtout par la présence de deux clubs en sol québécois.

Intéressante lecture ici : http://www.theglobeandmail.com/sports/hockey/sunday-night-hockey-in-canada-anyone/article4367053/

 

Henry Boucha, un maître du style dans le hockey des années 70! jeudi, Juin 21 2012 

Nous ne connaissions absolument pas Henry Boucha mais grâce à Ken Reid, blogueur au réseau Sportsnet, on revient sur la carrière de cet homme bien de son temps! Reid annonce d’entrée de jeu que la carte O Pee Chee de Henry Boucha, édition 1976-77 doit ¸etre la plus originale, parmi les plus spectaculaires qui aient été faites!

D’abord, l’uniforme très coloré des Rockies du Colorado, la pose en elle-même, la position du joueur sur la glace, les cheveux aussi, longs, sans casque, mais surtout, le headband de style tennis, comme ceux portés par les John Mcenroe et Bjorn Borg!

Souvenirs!

       

Mais un bandeau au hockey???

L’article de Reid est très intéressant dans ce qu’il raconte à quel point Boucha a été la cible de toutes sortes d’invectives et de railleries dans le monde toujours conservateur du hockey. Hippie! Fillette!, combien de fois il les a entendu! Mais Boucha changeait d’équipe, un nouveau headband s’arrimant à ses nouvelles couleurs! Voici comment le principal intéressé décrit la première fois qu’il a porté un bandeau sur la glace :

« I think I wore it the first time against Pittsburgh, » Boucha said. « I had worked with Bugsy Watson and Gordie Howe at a hockey school the summer before. Bugsy came up to me. He’s kind of old school. And he says ‘Oh my God, take that thing off.’  I just kind of laughed about it.  It kind of caught on after that. »

Une lecture très divertissante!

http://www.sportsnet.ca/hockey/2012/06/20/henry_boucha_hockey_card_ken_reid/

De nouveaux noms dans la saga des Coyotes – Nordiques… mercredi, Juin 20 2012 

 

Les fans des Nordiques de Québec et les optimistes qui croient encore à la possibilité de voir les Coyotes se dissoudre ou être relocalisés avant la prochaine saison devraient apprendre à connaître les deux personnes suivantes :

– Ken Jones : un résident de la ville de Glendale qui se décrit comme un homme âgé qui a la santé financière de sa ville à coeur, un habitué des réunions du conseil de ville et le résident choisi par l’Institut Goldwater comme personne nommée dans la poursuite de l’organisme contre le conseil de ville et l’entente de 325 millions proposée pour maintenir les Coyotes à Glendale.

– Joe Cobb : ironiquement, il se décrit comme un libertarien (sera-ce un libertarien, dont on sait qu’il s’en trouve beaucoup à Québec, qui sera en bout de piste au front pour livrer les Coyotes à la Nordiques Nation!!!) et il est candidat au poste de Gouverneur de l’État. Il est lui aussi nommé dans la poursuite de l’Institut Goldwater.

Ces deux hommes sont-ils simplement avide de publicité et à la recherche de leur 15 minutes de gloire? Une chose est certaine, ils ont maintenant pris la pôle dans la représentation publique de tous ceux qui contestent vigoureusement l’entente du conseil de ville de Glendale et la LNH. Et ces deux hommes sont déjà fort actifs dans la récolte des signatures nécessaires à la tenue d’un référendum auprès de la population de Glendale qui, s’il est appuyé par un nombre suffisant de résidents de la ville, verrait l’entente résiliée. Comme l’appui au Coyotes est assez limité dans cette collectivité, la LNH voit d’un très mauvais oeil la décision du juge Dean Fink de la Cour supérieure de Maricopa de permettre le processus de référendum.

En terminant, un détail de l’entente entre la LNH et le Conseil de ville de Glendale devrait être rappelé. En tout, les membres du conseil ont approuvé à 4 contre 2 l’entente de 325 millions qui comportait une clause voulant que cette entente soit considérée comme urgente et prioritaire, la rendant effective dès son adoption. Le hic c’est que ce type d’entente doit OBLIGATOIREMENT être entérinnée par un minimum de 5 membres du conseil pour que son caractère effectif urgent s’applique. Ce chiffre n’ayant pas été atteint, l’entente doit cheminer par le long processus d’approbation du Conseil.

À n’en point douter, Gary Bettman et la LNH commencent à manquer de ressources pour sauver les Coyotes. Sans oublier que Jamison peine énormément à recueillir les fonds nécessaires à l’achat (environ 170 millions). On chuchotte en coulisse (puckdaddy entre autre) que le financement de Jamison serait conditionnel à la levée de la condition de localisation de 20 ans à Glendale. Bref, les investisseurs de Jamison cracheront le cash seulement s’ils ont la possibilité de rentabiliser leur investissement par la relocalisation de l’équipe à court ou moyen terme. C’est pas fou de leur part.

À suivre…

Lectures intéressantes sur le sujet ici : http://www.bizjournals.com/phoenix/blog/business/2012/06/phoenix-coyotes-saga-brings-new.html et http://www.theglobeandmail.com/sports/hockey/judge-clears-way-for-referendum-on-lease-deal-between-glendale-coyotes/article4351708/?cmpid=rss1

Seule destination logique pour Luongo… Toronto! mercredi, Juin 20 2012 

(Certains fans des Leafs se sont amusés afin de voir ce que ça donnerait, Luongo dans l’uniforme des Leafs…)

Damian Cox du Toronto Star prêche-t-il pour sa paroisse ce matin? On pourrait croire que oui! Mais son raisonnement est logique : la seule destination logique pour Luongo c’est Toronto! Il est vrai que dans les derniers jours, nombre d’équipes ont résolu des situations précaires devant le filet : Harding n’est plus sur le marché, Tampa Bay a opté pour Anders Lindback (dont nous avons traité ici dans un article sur le coach des gardiens des Predateurs de Nashville, Mitch Korn).

Selon Cox, les clubs qui sont susceptibles de tenter de s’améliorer devant le filet sont Toronto et Colombus; à la différence que les Jackets cherchent beaucoup plus à se débarasser de gros contrats (Nash, Carter, Voracek) que d’en accueillir. Là dessus, on ne peut contester l’argument de Damian Cox, il serait surprenant que Colombus s’intéresse à Luongo.

Mais les Leafs sont-ils intéressés? Selon @Damospin (Cox sur twitter) oui.

« Moreover, the Leafs are interested, that’s clear, but not wildly so. Certainly not wildly enough to give up quality players or prospects to get him and take on that contract, just as they had no interest in shipping Luke Schenn or Jake Gardiner to the Oilers to get the No. 1 pick in Friday’s entry draft.

Now, the Leafs don’t have many options at this point, either, which is about all that gives Gillis any real leverage when talks between the two teams get really serious. That’s probably not going to happen, by the way, until Gillis gets Schneider locked up with a new contract. So for now, the Vancouver GM can try to make it appear he has multiple suitors and significant offers, but nobody is going to believe him. For the most part, however, Gillis is staying quiet and making himself scarce, which is probably smart.

If the Leafs could get a deal they like, they’d do it today. But that doesn’t appear likely. »

Ce que l’on comprend de l’article de Cox c’est que les Leafs sont intéressés, pas au prix de céder des jeunes de talent aux Canucks, à moins que Gillis, DG à Vancouver n’accepte de prendre en retour de Luongo un contrat comme celui de Komisarek. Dans tous les cas, Toronto bénéficie de toute la lattitude nécessaire sous le plafond salarial afin d’accueillir le vétéran gardien. Aussi, Luongo n’ira nul part avant que Cory Schneider ne signe une prolongation de contrat à Vancouver.

L’article de Damian Cox ici : http://www.thestar.com/sports/hockey/nhl/article/1214028–cox-toronto-only-logical-destination-for-roberto-luongo

Le dossier des joueurs autonomes AVEC restrictions décortiqué… mardi, Juin 19 2012 

20120619-081706.jpg

En dépit du fait qu’un doute plane sur le début de la prochaine saison à cause des négociations à venir entre la LNH et ses joueurs, la vie continue et les équipes de la LNH procèdent à des signatures de contrat et à la planification des effectifs en vue de la saison prochaine. Car un jour la saison reprendra! À ce sujet, notons que plusieurs sources rapportent depuis quelques jours à quel point les matchs du début de la saison de hockey, de octobre à décembre, sont sources d’inquiétudes pour les marchés plus fragiles de la LNH.

Dans certains cas, en Caroline, à Nashville ou à Uniondale par exemple, le hockey peine à tirer son épingle du jeu quand il se mesure aux sports majeurs que sont le baseball et la NFL, dans les deux cas, en fin de saison et dans la frénésie des séries. Un conflit qui éliminerait le début de saison est presque salutaire pour certains propriétaires…

Un tabou, les RFA ?

Comme on planifie tout de même la composition de chaque équipe dans la LNH, les DG considèrent plusieurs options afin de dénicher le joueur d’impact, la perle rare, qui manque au succès de la formation. L’option la plus rarement considérée généralement c’est l’offre hostile d’une équipe envers un joueur autonome avec restrictions. Techniquement, rien n’empêche un DG de tenter de « chipper » un jeune talent alléchant de cette catégorie d’une équipe en lui soumettant une offre hostile.

D’ailleurs, en 2007, dans la foulée de la Sainte Colère de Brian Burke, alors DG des Ducks d’Anaheim, qui conspuait son homologue Kevin Lowe des Oilers qui avait soumis une offre hostile au jeune et colosse attaquant des Ducks Dustin Penner, le respecté journaliste d’ESPN Scott Burnside (on peut lire ici : http://sports.espn.go.com/nhl/columns/story?columnist=burnside_scott&id=2958884) prédisait que cette façon de faire pourrait bien devenir la norme à l’avenir. Cinq ans plus tard, on est maintenant en mesure de dire que ce ne fut pas le cas, du moins pas encore.

Pourtant, ce n’est pas la colère à géométrie variable de Brian Burke qui a discipliné, sinon, découragé les DG de la LNH de recourrir plus souvent à cette méthode, c’est plutôt le système de compensation pour l’équipe qui se voit perdre son jeune de talent qui rend la chose rare car plus le joueur de talent coûte cher, plus la compensation est exorbitante.

Des joueurs alléchants, mais à quel prix ?

La liste des joueurs autonomes avec restriction est particulièrement alléchante cet été : Erik Karlsson, Shea Weber, Jamie Benn, Carey Price, Matt Duchene, Evander Kane et Cory Schneider pour ne nommer que ceux-ci. Imaginez un instant la paire de défenseur Karlsson et Weber! On peut bâtir une équipe compétitive, voire championne, avec un tel duo!

Voici maintenant le tableau des compensations en vigueur en fonction des salaires consentis dans une telle offre de contrat hostile :

The criteria for RFA draft pick compensation in 2011-12 is as follows:

  • $1,034,249 annual cap hit or less: No compensation
  • $1,034,249 — $1,567,043: Third-round pick
  • $1,567,043 — $3,134,088: Second-round pick
  • $3,134,088 — $4,701,131: First and third-round pick
  • $4,701,131 — $6,268,175: First, second and third-round pick
  • $6,268,175 — $7,835,219: Two first-round picks, a second and third
  • $7,835,219 and higher: Four first-round picks

Dans le cas de notre paire de défenseur fictive Karlsson – Weber, on peut spéculer sans trop se tromper que ces joueurs se trouveraient dans les deux catégories les plus onéreuses du système de compensation ce qui veut dire qu’une équipe devrait verser hypothétiquement de 6 à 8 choix de première ronde, ou des choix de 2e et 3e ronde selon le salaire consenti. mais il y a plus car encore faut-il que le club ait les choix de première ronde disponibles dans un temps prescrit dans l’entente :

« Clubs owing three (3) draft selections in the same round must have them available in the next four (4) drafts, and so on… » (Mike Colligan, journaliste de Pittsburgh, explique ce système complexe ici : http://thehockeywriters.com/2011-12-nhl-rfa-compensation-rules/)

À la lumière de ces explications, on comprend mieux pourquoi l’avenue des joueurs autonomes avec restrictions est peu commune dans la LNH même si la liste des joueurs qui s’y trouve est très alléchante. Si l’équipe possède les choix de repêchage appropriés, elle doit en plus évaluer l’impact important que comporte le troc d’un joueur d’impact versus trois ou quatre choix de première ronde. D’ailleurs, le cas Penner est un exemple probant des risques inhérents à l’offre hostile quand le joueur convoité ne devient pas la pierre angulaire que le DG avait prévu. Un tel échec fait très mal à l’équipe qui a pris le risque.

Et la question se pose même pour les meilleurs joueurs disponibles. Erik Karlsson pourra-t-il répéter les exploits de cette saison de façon constante?

Pour ceux que la question des RFA intéresse, nous proposons l’article de Jay Adams dans le magazine Cave : http://www.cavemag.com/almost-famous-the-drama-of-restricted-free-agents/

Une lecture très intéressante qui porte à réfléchir…

Page suivante »