Les derniers jours ont vu plusieurs articles commenter l’élimination des Coyotes de Phoenix. Plus que la simple fin de saison d’une autre équipe éliminée – il n’en reste plus que trois équipes après tout! – l’éternelle question de la relocalisation des Coyotes demeure un sujet d’intérêt dans la planète LNH.

L’élimination elle-même

Mêm si l’élimination des Coyotes s’est faite rapidement, en cinq petits matchs, les joueurs n’ont, eux, jamais perdu le goût de se battre dans cette série. Même après que tout fut terminé. On a fait état dans les quotidiens des commentaires acrimonieux entre les deux équipes lors de la traditionnelle poignée de main qui clôt chaque série. Le problème avec cette tradition c’est lorsque la poignée de main suit une élimination qui se fait lors d’un jeu controversé… Pas facile de se calmer les esprits si rapidement. À l’évidence, certains joueurs des Coyotes en avaient gros sur le coeur!

À ce propos : http://www.torontosun.com/2012/05/24/coyotes-chirp-kings-during-handshake

Shane Doan a dit sa façon de penser au capitaine des Kings Dustin Brown concernant la mise en échec douteuse de ce dernier sur Michael Rozival des Yotes, et Antoine Vermette a fait de même avec Dustin Penner pour un jeu lors du 2e match… Bref, on peut penser que les joueurs des Coyotes ne seront pas des fans des Kings pour la finale…

Revenons également sur les propos explosifs de Keith Yandle, l’excellent défenseur de Phoenix, qui en a surpris plus d’un en questionnant littéralement la crédibilité, l’intégrité de la LNH et de son arbitrage notamment. En gros, il reproche à la LNH d’avoir eu un parti-pris pour les Kings, subtilement, par le biais d’un arbitrage qui favorisait Los Angeles lors de moments cruciaux dans les matchs : « c’est facile pour la LNH de s’en prendre à nous, de nous mettre sur la voie d’évitement, nous n’avons pas de propriétaire pour nous défendre alors, qui s’en soucie! » (propos traduits de l’entrevue d’après match).

La perspective des joueurs concernant la situation de l’équipe de Phoenix est très différente de celle des amateurs ou même des journalistes spécialisés de la LNH. Le joueur dans le vestiaire des Coyotes fait partie du même syndicat et considère qu’il a les mêmes droits que son adversaire des Kings, ou de toute autre équipe. Dans les faits, quand il foule la patinoire il s’expose au mêmes risques inhérents au métier qu’il pratique. En public, les joueurs demeurent diplomates et répètent les messages véhiculés par la LNH. En privé cependant, les joueurs suivent la situation de très près car le propriétaire a un ascendant capital sur la bonne marche de l’équipe, donc sur leurs conditions de travail. Parlez-en à Martin St-Louis, Vincent Lecavalier et les autres qui ont connu les déboires de Owen Koules et Len Barry!

On a fait état (lire Philippe Cantin dans La Presse, excellent article sur le sujet aujourd’hui) des derniers développements concernant la situation des Coyotes de l’angle du conseil de ville de Glendale et des tractations de l’Institut Goldwater dans la presse du Québec aujourd’hui. Ce qui étonne, c’est que l’on étire la sauce du côté de la LNH, on adapte le calendrier de la ligue en fonction des réunions du conseil… Fascinant! Ne doutons pas un instant que les joueurs espèrent assurément demeurer às Glendale pour le climat et la joie d’y vivre, mais à tout prendre, si on demandait à ces joueurs ce qu’ils préfèrent entre une « patente à gosse » de la LNH pour trouver un proprio broche à foin qui ferait de leur équipe un fiasco de gestion ou un proprio comme PkP qui n’hésiterait à mettre sa fortune au service des succès de l’équipe…