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Si on devait trouver un équivalent à Patrick Roy ailleurs dans le circuit junior majeur canadien, c’est à London qu’il serait. Quand Dale Hunter a accepté de coacher les Caps avec pour seule entente un « deal » qui ne couvrait que la fin de la saison, bien des observateurs y voyaient un intérim pendant lequel le bouillant entraîneur devrait faire ses preuves.

Un peu comme Patrick Roy, Dale Hunter est roi et maître à London. Fort d’une longue et fructueuse (tumultueuse aussi!) carrière dans la LNH, Hunter n’est pas de ceux qui est bien impressionné par le style de vie et le bling bling du NHL way of life… Manifestement, l’ancien des Caps et des Nordiques n’a pas mis beaucoup de temps à faire son nid, moins de 48 heures après l’élimination de Washington, Hunter avait fait savoir à George McPhee, DG des Caps, qu’il retournait à London.

Quel bilan pour Dale Hunter à Washington?

En saison régulière, Dale Hunter a piloté les Caps pendant 60 matchs et l’équipe a maintenu une fiche de 30-23-7. Bataillant jusqu’à la toute fin, c’est au 81e match de la saison que les Caps ont finalement accédé aux séries en 7e place dans l’Est. En séries, deux longues batailles, une victoire contre les Bruins et l’élimination contre les Rangers : bilan 7 victoires et 7 défaites. Bref, en tout et pour tout c’est une fiche de .500 pour Dale Hunter.

John Feinstein du Washington Post notait hier que le DG des Caps aurait bien aimé retenir Dale Hunter même si le bilan de sa première saison était, de l’avis de tous, assez mitigé.

« Hunter’s decision to leave came as a surprise to no one who has spent time around the team. General Manager George McPhee would have been happy to have him back — “I like the accountability he’s brought,” McPhee said — but couldn’t have been stunned or even that disappointed that Hunter elected not to return. »

Dans les cercles du hockey cependant, beaucoup ont condamné le style éteignoir que Hunter a imposé aux Caps, par ailleurs l’une des équipes les plus dynamiques du circuit offensivement. Kevin Paul Dupont du Boston Globe. lui, s’est réjoui du départ de Hunter, il tweetait hier :

« i will say it again : i want a sport that highlights, not hides, talents such as Ovechkin, Semin, Backstrom. Bring… back… the… daylight. »

Dale Hunter est l’antithèse de Bruce Boudreau.

L’article de John Feinstein : http://www.washingtonpost.com/sports/capitals/washington-capitals-after-missing-another-opportunity-have-issues-to-settle/2012/05/14/gIQAdfrcPU_story.html