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Les partisans des Nordiques et les optimistes du retour de la LNH à Québec liront avec un certain découragement les plus récents développements concernant la vente des Coyotes de Phoenix ce matin. Il faut faire bien attention, l’optimisme et la raison même pour laquelle le nom de Québec continuait à circuler dans les cercles de la LNH c’est précisément et UNIQUEMENT en fonction d’un scénario catastrophe qui aurait vu la LNH être FORCÉE de relocaliser la franchise des Coyotes, sous tutelle de la LNH.

Depuis des semaines, Bettman et Daly jouent leurs cartes de manière à éviter tout scénario catastrophe de la sorte: élimination des délais prescrits, assoucplissement des conditions de la vente de l’équipe, opération charme auprès du conseil de ville de Glendale, tout a été mis en oeuvre afin que la date fatidique d’une relocalisation obligée n’arrive jamais.

Des écueils subsistent

Tout n’est pas encore joué pour Bill Daly et Gary Bettman cependant et ce même si une annonce est faite dans les prochains jours concernant la vente des Coyotes à Greg Jamison et son groupe.

D’abord, on sait encore très peu de choses de la nature des investisseurs qui appuient Jamison dans sa quête de financement pour acheter le club. La LNH et Gary Bettman se doivent de respecter la valeur intrinsèque des autres franchises de la ligue et ne peuvent en aucun cas « liquider » les Coyotes à un prix dérisoire car cela aurait un effet déflationniste sur la valeur de toutes les autres équipes de la ligue.

Mais le plus gros problème demeure le financement public qui est essentiel à toute vente qui pourrait connaître l’assentiment final de la ligue. En 2009, Jerry Moyes, l’ancien propriétaire des Coyotes avait dû recourir à la faillite devant le refus du conseil de ville de Glendale de commanditer le club à la hauteur de 12,5 millions par année pour couvrir les pertes abyssales découlant de l’opération d’un club de la LNH dans ce marché sans clientèle récurrente et sans l’appui de la communauté des affaires et des réseaux de télévision.

Il y a en ce moment un appui « théorique » du conseil de ville de commanditer le groupe de Jamison à raison de 20 millions par année jusqu’en 2017, montant qui déclinerait à 15 millions et qui continuerait de baisser jusqu’à la fin de l’entente quelque 20 ans plus tard. Le montant total de l’aide de la ville s’établit à 180 millions pour l’ensemble de la période couverte.

Le hic c’est que la mairesse de Glendale, Elaine Scruggs conteste la nature même de l’entente qui n’a l’appui, en ce moment que de 4 conseillers sur 7, une très faible marge, un échaffaudage fragile.

Pour la ville de Glendale, l’enjeu demeure les revenus générés en taxes et en impôts par l’occupation du Joboom Arena. Sans les Coyotes, le taux d’occupation de l’aréna chute drastiquement et la ville perd des revenus tout en ayant la charge de la gestion de l’édifice. Une étude du groupe TL Hocking & Associates sur laquelle le conseil compte beaucoup pour justifier le subside accordé aux Coyotes établit que les revenus potentiels de l’aréna sans les Coyotes sont de 6,5 millions par année sans la LNH et de 15,7 millions avec l’équipe, dans l’état moribond dans lequel elle se trouve.

Tout est là. Avec un nouveau proprio et un enracinnement de l’équipe dans la communauté, l’investissement de la ville peut devenir justifié. Mais est-ce que cet enracinement est possible? La LNH bien entendu met tout son poids pour s’assurer que le conseil penche pour le « OUI ».

Le Phoenix Sports business journal de ce matin : http://www.azcentral.com/arizonarepublic/sports/articles/2012/04/27/20120427glendale-phoenix-coyotes-deal-nears.html