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La fin de semaine a confirmé l’élimination de deux autres clubs canadien de la grande danse des séries éliminatoires de la LNH. Les Jets de Winnipeg se sont bien battus, mais la réalité a rattrapé l’enthousiaste base partisane; après tout, ce sont les Trashers d’Atlanta qui ont migré vers le nord…

Dans le cas des Flames de Calgary, la pilule a été plus difficile à avaler car l’élimination de la troupe de Brent Sutter signifie la fin d’un cycle pour cette équipe et de grands changements sont inévitables. Les Flames sont à la croisée des chemins, le noyeau du club est vieillissant et la relève est médiocre. On se pose beaucoup de questions dans la capitale albertaine et beaucoup trouvent l’avenir bien sombre.

Eric Duhatschek du Globe and Mail se penche sur la situation des Flames ce matin et le constat qu’il dresse de la situation peut se résumer en un mot : incertitude. Le coach en est à sa dernière année de contrat, Jay Feaster est sur un siège éjectable, Iginla et Kiprusoff demeurent sous contrat mais sont les plus susceptibles de changer d’adresse et le seul véritable espoir de l’organisation, Sven Baertschi, se trouvera bien seul dans la LNH dans ce vestiaire de « vieux ».

L’article de Duhatschek ici : http://www.theglobeandmail.com/sports/hockey/eric-duhatschek/calgary-flames-at-a-crossroads/article2388654/

Un blogue de Calgary résume le tout en deux mots! : http://ruhee.ca/blog/tag/calgary-flames

Une équipe canadienne en deuxième ronde?

Si les séries s’amorçaient ce matin, les Senateurs d’Ottawa affronteraient les Bruins de Boston. Comme ces deux équipes risquent peu de changer de place au classement, on peut spéculer sur l’issue de cette série. Avouons que la troupe de Paul MacLean sortira difficilement vainqueure de ce duel. Les Bruins comptent sur une solide brigade défensive et une équipe expérimentée dans le hockey des séries. Un GROS point d’interrogation cependant, le gardien Tim Thomas est vulnérable quand Tuuka Rask n’est pas derrière lui…

Les Canucks de Vancouver affronteraient, eux, les bipolaires Sharks de San Jose. Secrètement, on doit vraiment espérer que les Stars de Dallas ou l’Avalanche du Colorado se glisse en huitième place pour éviter un duel de Titan entre Vancouver et San Jose, un piège dangeureux pour les Canucks.

Le scénario d’une seconde ronde des séries sans équipe canadienne est très plausible et inquiète le diffuseur CBC, dont les cotes d’écoute péricliteraient si cela devait arriver. Comme l’ont montré les statistiques de visionnement des matchs de la LNH à la NBC cet hiver (voir Puck the Media pour les chiffres), seul le cheminement des grands marchés traditionnels américain pourrait sauver la mise aux États-Unis (Chicago, Philadelphie, Pittsburgh, Détroit, Boston). Mais dans cette ligue où 40% des revenus sont pompés à même les équipes canadiennes, l’état moribond du produit sur la glace à Montréal, à Toronto, à Edmonton (quoique les Oilers seront l’équipe à surveiller dans les années à venir…) et à Calgary et Winnipeg nuit grandement à la LNH, surtout là où la base partisane est si importante, au nord de la frontière.