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La semaine prochaine, les directeurs généraux de la LNH se rencontreront dans le cadre de leur meeting annuel de mars et plusieurs points potentiellement litigieux sont à l’ordre du jour. On doit préparer la prochaine saison avec le spectre d’un possible conflit de travail et l’incertitude par rapport à quelques équipes en difficultés financières.

Cette rencontre sera aussi le moment de discuter de possibles changements de règlements, au premier chef, la restauration de la ligne rouge et la fin de la progression offensive par la longue passe qui peut franchir deux zones. certains y voient un moyen de ralentir le jeu, façon de s’attaquer au fléau des commotions cérébrales et des blessures à la tête.

Le blogueur Stu Hackel (Red Light) de Sports Illustrated s’est penché sur la question hier. Son constat est sans appel : « restaurer la ligne rouge ne rendra pas le sport plus sécuritaire! »

Soyons sans craintes, note Stu Hackel, la majorité des DG ne veulent pas revenir en arrière, mais certains dirigeant de clubs de la LNH plus conservateurs grenouillent tout de même afin que la discussion ait lieu :

« various league sources say the GMs as a group won’t allow this rule — if it makes it onto the agenda — to be overturned. While there is certainly ongoing concern about concussions, the notion that the game is going to be somehow slowed to prevent them is not the direction the majority of managers want to take. Some of the less progressive GMs are still trying to turn back the clock, but they are in the minority »

On doit aussi mentionner l’élément suivant par rapport à l’argumentaire de Stu Hackell, fort intéressant : ceux qui militent pour ralentir le jeu avancent que ce serait un moyen de réduire les commotions cérébrales et les mises en échec violentes qui causent des blessures, ce sont les mêmes qui s’offusquent quand il est question de mettre fin à la confrontation pugilistique et à tous types de coups à la tête…

Aussi, la règlementation post lock-out se voulait être un moyen d’augmenter le nombre du buts marqués dans la LNH qui était devenu anémique au cours du « Dead Puck Era » de la fin des années 90 et début des années 2000. Les DG doivent à la fois considérer la sécurité des joueurs et la bonne santé du spectacle qu’est le hockey! Et c’est là tout le dilemme qui fait s’affronter deux visions diamétralement opposées du sport : ou on privilégie le spectacle, la vitesse et le dynamisme du hockey, ce qui implique l’élimination des coups à la tête et autres mises en échec dangeureuses, de l’obstruction et de l’accrochage, la mise au rancart d’un ou deux joueurs par équipe afin de favoriser des alignements axés sur la finesse, la rapidité et les habiletés plutôt qu’un matamore-policier dont les aptitudes sont inutiles au sport du hockey.

Les conservateurs du hockey préféreraient revenir en arrière, permettre « une certaine forme d’accrochage » par le défenseur quand le jeu progresse vers la zone offensive pour ralentir le jeu, la restauration de la ligne rouge pour ralentir le jeu, la fin de la pénalité d’instigateur pour permettre de policer le jeu par l’intimidation…

L’article de Hackel ici avec plusieurs séquences vidéos pour illustrer ce qui est en jeu : http://nhl-red-light.si.com/2012/03/08/red-line-rule-wont-make-nhl-safer/